
Le « Keskildevient » démarre sur le blog par le biais d’un supporter nantais. Désormais moins honteux de son équipe que par le passé, Adrien vous dresse le portrait sans concession d’une ancienne gloire de la Jonelière.
Ne vous y trompez pas Moldovan est roumain malgré ses stats. Il y a bien longtemps que l'on a plus revu ce bon vieux Viorel. Eternelle vedette du football roumain, il était notamment passé par le FC Nantes Atlantique entre 2000 et 2003 avant de s'offrir une petite excursion au pays des émirs dans le club de Al Wahda alors entraîné par Rolland Courbis. Lassé par cette vie luxueuse, il ne restera pas longtemps dans la région pétrolière. Les barbus n'alignant probablement pas autant de zéros sur le chèque que sur le terrain. D’autres s’y casserons aussi les dents : Leboeuf, Tenorio, Kader Keita, Belmadi. Seul Lambourde (illustre icône de l’AS Cannes et intermittent de l’équipe de France de Beach-Soccer) en tirera parti puisqu’il aurait investi dans une société spécialisée dans le matériel type auvent de caravanes dans le Sud de la France… Moldovan s'en retourne donc sur les bords de l'Erdre pour terminer la saison 2003/2004 et épauler son héritier Claudiu Keserü qui connaîtra ensuite la plupart des bancs de L2. Un passage éclair à l’image de ses compatriotes du groupe musical O-Zone et leur titre « Dragostea din tei », faire l'amour sous un tilleul. Du grand art.
La chanson à texte n’étant pas son truc, Viorel, lui, faisait brouter la pelouse aux gardiens de but comme l'en attestent ses 27 buts marqués en 32 matchs avec les Grasshoppers de Zürich
lors de la saison 96/97. Anecdotique étant donné les clubs prestigieux de sa trop longue carrière : Gloria Bistrita, Dinamo Bucarest, Neuchâtel, Grasshopper, Coventry, Fenerbahce, Nantes,
Genêve et pour finir Rapid Bucarest. Que des grands d'Europe donc. Au-delà de ces choix ambitieux, Viorel aura su marquer son époque et la joue des défenseurs de Ligue 1. Nos brillants
attaquants s'arrachent son style : la frappe « Moldovan » ou molle devant le but que lui aurait suggéré Carrière, redonne à la L1 tout son panache. A presque 36 ans, Viorel a
plutôt réussi sa reconversion. Directeur sportif chevronné au Rapid Bucarest à la recherche d’un successeur, qui ira tôt ou tard planter des buts en deuxième division suisse. Un poste
inutile de plus dans un palmarès déjà très étoffé.
A l’heure qu’il est, l’autre sorcier de la Beaujoire, N’Doram clame toujours son innocence sur le recrutement de Barthez. Un joueur
qu’il avait conseillé en visionnant des cassettes de la CDM 98 et non celles de 2002 et de Manchester.

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