Il y a à peine dix ans, le FC Metz ratait le titre de champion pour quelques buts seulement. C’était l’époque des Pires, Meyrieu et autres Blanchard. Pouget n'était déjà plus là. Aujourd'hui ses supporters doivent s'en remettre aux insultes racistes pour exister.
Qu’il est loin le 9 mai 1998 ou devant 17952 spectateurs, Le FC Metz reçoit l'Olympique Lyonnais pour un titre de champion de France de première division. Mais à cette époque ce sont les lorrains qui luttent en tête du tableau. La bande à Basile : Kastendeuch, M'Boma, Letizi, ou Boffin réalisaient une saison irrésistible, ponctuée de chenilles, pour un club de cette envergure. Orphelin du futur JPP selon Mathoux, Robert Pirès jouera seul son Tonton flingueur durant une belle saison qui l'enverra muscler son jeu à Clairefontaine. Et Bruno Rodriguez commençait à placer ses frappes quand il n'était pas hué. Tout ça sous la houlette du cadavérique Joel Muller. Seulement Lens et Daniel l'eau claire coifferont Phillippe Gaillot au poteau à la différence de buts ! La crinière de Vairelles et les montées de Lachor eurent finalement raison du mental de Serredszum. Depuis, le club a bien du mal à retrouver les sommets. Comment est il possible que 4 ans plus tard, le FC Metz débute la Ligue 2 dans le même anonymat que Patrick Dils venait de quitter ? Une première relégation en 2002 suivie d’une remontée immédiate. En passant ironiquement par une élimination en tour préliminaire de Coupe d'Europe face à des finlandais hilares. Puis, encore des effets d'ascenseur qui font dire qu’une saison en Ligue 2 ne pourra faire que du bien au club. Néanmoins il y a certains éléments d’explications. Le jubilé raté de Kastendeuch, les cadres de l’époque qui ne se sont pas investis comme il fallait, voire la surdité de Molinari ... Ajouté à cela un recrutement plus qu’hasardeux, au lieu de faire confiance au centre de formation et vous obtenez des saisons bidons.
Faites entrer l'acte usé
Le légendaire président n'en est pas moins un mauvais gestionnaire. Il en ferait rire plus d'un avec ses choix aussi bancals que la dentition de Gascoigne. Certes le come-back de Müller et le stage du Cartier sensible, noieront encore davantage le club. Ce dernier fera d'ailleurs signer des prolongations de contrats très juteux à Meyrieu ou Baticle qui scelleront le début des problèmes financiers du club. Mais le plus grave réside sportivement avec l'effectif messin. Transfert de Saha à Fulham car il n’entre pas dans les plans de Joël Muller qui lui préfère Jager jugé plus "satisfaction". Nenad Jestrovic qui joue à Anderlecht n’était pas assez bon non plus malgré ses stats remarquables par la suite... Gilbert Gress aura beau conforter Leca en milieu de terrain et lancer Adebayor, Niang et Signorino, relayé ensuite par J.Fernandez, Molinari accumule les erreurs de recrutement. Régis, Gousset, Arambasic, Lukic, Skantchenko, Rizzetto, Asuar, Padovano ou encore Sané sont des échecs cuisants sans parler des arrivées sous forme de prêt de Moreau ou Job. L’affaire des Faux Passeports avec Faryd Mondragon prêté à Galatasaray se chargera de couler Metz, tout près de son voisin Strasbourg. Encore cette année, les deux clubs ne remontent pas à la surface, à l'instar des camarades de jeu d'Heaulme. Reste que les lorrains auraient besoin de changer de fonctionnement pour retrouver leur glorieux passé. Or, désormais jouer à Saint-Symphorien est devenu pénible, et c'est en partie à cause du public.
L’UEFA a annoncé le lancement du projet «Tous contre le racisme» lors du prochain Championnat d’Europe en Suisse et en Autriche (7 au 29 juin). C'est toujours ça.



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