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Mardi 27 mai 2008





















Demain matin, tout le monde sera suspendu aux lèvres du sélectionneur qui n'a rien gagné, à part les prestigieux tournois de Toulon et de Casablanca, lorsqu'il dévoilera la lise des 23 élus qui l'accompagneront dans le luxueux Hôtel
Le Mirador-Kempinski. L'heure est aux pronostics, voici notre avis.

Gardiens :
Grégory Coupet (Lyon),
solide et moins adepte aux boulettes que les autres, espérons qu'il ne se blesse pas ... A noter que ni Barthez ni Wiltord ne seront là pour contrarier le goal n°1.
Mickaël Landreau (Paris SG), une saison plus que délicate à Paris, après Dhorasoo en 2008 plus rien ne nous étonne.
Sébastien Frey (Fiorentina/ITA), éternel remplaçant du remplaçant, son avenir en bleu s'est de toute façon éteint sous un projecteur ukrainien.
Exclu :
Steve Mandanda (Olympique de Marseille),
la hiérarchie des gardiens en fait un partant certain. Dommage pour celui qui aurait été un choix judicieux au poste de 3ème gardien.

Défenseurs :
Eric Abidal (FC Barcelone/ESP),
même s'il a connu une année en demi-teinte, son mondial allemand et sa sérénité en Equipe de France en font un titulaire fiable et indiscutable.
Patrice Evra (Manchester United/ENG), il a la chance de jouer dans un grand club, Silvestre aussi. Plus offensif qu'Abidal, il est souvent surévalué et il risque de mal accepter son statut de remplacent. On aurait clairement préféré Clichy.
Lilian Thuram (FC Barcelone/ESP), c'est le boss de cette équipe, ça pourrait être le Desailly de 2004 pour celui qui fait les conférences de presse à la place de Domenech. Sport Addict croit en un grand Euro du guadeloupéen.
William Gallas (Arsenal/ENG), moins fringuant ces derniers mois mais toujours un des meilleurs stoppeurs au monde, ses vacances anticipées sont un mal pour un bien. Et s'il arrêtait d'idôlatrer Thuram pour voir ?
Philippe Mexès (AS Rome/ITA), on voit mal le seul libéro quitter le groupe si ce n'est pour sa blessure au genou. Jean-Alain Boumsong (Lyon), pour son passé, ses discussions philosophiques avec coach Raymond, il saura fermer sa gueule sur le banc en plus.
Willy Sagnol (Bayern Munich/GER), grosse inconnue mais a-t-on le droit de se passer de notre unique centreur potable ?
François Clerc (Lyon), faut croire qu'il fallait combler la liste. Comme dirait Sagna : "quand on voit qu’on met un numéro 6 quand il n’y a pas de latéral droit… Pourquoi pas un attaquant aussi ?». Remplaçant de Lassana Diarra donc pour le sympathique lyonnais et génie du lancer de touche.
Exclus :
Julien Escudé (FC Séville/ESP),
ses blessures à répétition pourraient l'écarter au dernier moment. Longtemps pourtant il tenait la corde derrière Gallas et Thuram au poste de défenseur central.
Sébastien Squillaci (Lyon), parce qu'il se tape avec Ben Arfa et aussi quitte à prendre un stoppeur de plus, Domenech préfèrera le vieux Boum'. Ca se discute mais on le voit mal figurer dans la liste.

Milieux :
Claude Makelele (Chelsea/ENG),
le porte-manteau de Noémie Lenoir va disputer sa dernière compèt' avec les Bleus. Récupérateur indéboulonnable, il bénéficiera du fait d'avoir choisi ses matchs durant toute la saison.
Jérémy Toulalan (Lyon), infatigable, c'est le successeur de Maké. Il devrait rentrer régulièrement en cours de matchs.
Patrick Vieira (Inter Milan/ITA), vice-capitaine de Thuram et moins pesant sur le jeu, on a envie de croire qu'il rééditera ses perf' de la Coupe du Monde. S'il joue bien 1 match sur 2 on s'en contentera.
Lassana Diarra (Portsmouth/ENG), être chouchou ça évite la concurrence : il s'en sort bien !
Exclus :
Alou Diarra (Bordeaux),
profil atypique puisqu'il est puissant, il aurait sa place mais sincèrement on voit mal qui enlever.
Mathieu Flamini (Arsenal/ENG), intéressant de le tester pour l'avenir, néanmoins cela semble trop précoce à ce jour.

Attaquants :
Thierry Henry (FC Barcelone/ESP),
Domenech s'appuie sur lui, 1 ou 2 pointes c'est pas son problème, pas plus que téléphoner à David. Comme d'hab' il plantera ses 3 buts avec un enthousiasme sans précédent.
Nicolas Anelka (Chelsea/ENG), SportAddict est sceptique sur son cas. Même Govou marque davantage. Rappelons qu'il n'a disputé qu'un évènement international : l'Euro 2000 déjà débuté titulaire avec Henry, il le finit sur le banc, tout près de Micoud.
Karim Benzema (Lyon), une saison de feu qui en fait une attraction de ce Championnat d'Europe.
Djibril Cissé (Marseille), émotif, tonton Raymond n'oublie pas que son protégé s'est pété juste avant le Mondial 2006 dont il postulait pour une place dans le 11. Le sauveur de l'OM sera un des leaders sur le banc tricolore.
Florent Malouda (Chelsea/ENG), sans Rothen le champ est libre pour le guyannais, un cadre de Domenech. 
Hatem Ben Arfa (Lyon), SportAddict prend le pari sur la tête de turc de Tola Vologe. Non pas qu'il soit un dynamiteur ou un dribbleur nécessaire, simplement c'est l'un des rares gauchers du groupe et on se dit bêtement que Domenech l'a fait exprès. Pourvu qu'il ne finisse pas comme Ibrahim Ba !
Franck Ribéry (Bayern Munich/GER), le Bleu le plus fort cette année tant en matchs amicaux qu'en Bundesliga. Plus qu'un cadre, Ribéry est devenu indispensable.
Sidney Govou (Lyon), il aura fallu l'une de ses meilleures années pros pour prouver qu'il n'était pas sélectionné que sur un tirage de carte. Au fait il est de quel signe astro le Sid ?
Exclus :
Samir Nasri (Marseille),
ça se joue entre Ben Arfa et lui. Il provoque moins, distribue plus, on en reviendrait à un schéma tactique proche de celui expérimenté avec Zidane. Henry cauchemarde déjà de son accent kabyle. A suivre ...
Bafétimbi Gomis (Saint-Etienne), une surprise sans en être une, le futur ex Stéphanois va peut-être s'offrir une cape ce soir face à l'Equateur avant de rentrer chez lui. Briand nous aurait fait autant d'effet. Sauf que ce dernier n'a pas la double-nationalité.


Les jurisprudences Pirès en 2002, Giuly en 2004 ou Cissé en 2006 nous laissent penser que la France va perdre l'un de ses précieux joueurs au cours des matchs de préparation. Quid de Ribéry ?

par Thomas Bouteille publié dans : Football
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Jeudi 24 avril 2008
















N'en déplaise aux aficionados de la Ligue 1, on a assisté à de bonnes demi-finales allers de Ligue des Champions cette semaine. Entre deux insupportables "Sam Eto'o" de Christian Pierrafeu, on a réussi à dégoter quelques enseignements de ces rencontres. 

Pour la troisième fois en quatre ans,  Liverpool et Chelsea se retrouvent à ce stade de la compétition. Lors des deux premiers actes, les Reds ont obtenu leur billet pour la finale. Une finale que les Blues n'ont jamais atteint dans leur histoire. Néanmoins, jamais ces derniers n'ont paru en telle position d'accéder à la finale. A croire que le facieste de navrant Grant n'est pas si handicapant pour les joueurs londoniens. Puisqu'à l'ultime minute du temps additionnel, Chelsea est revenu à la marque - après l'ouverture du score de Kuyt - grâce à un but contre son camp de Riise qui trompe de la tête son propre portier (1-1). Le match retour sera sans aucun doute aussi chaud que la femme d'Ashley Cole ... Et franchement cette année, la Champion's League reste plaisante et indécise. Encore hier durant un match plus crispé que Robert-Louis D. , on a vu un beau 0-0. Certes côté mancunien, Sir Alex Ferguson a compliqué les choses en décidant de se passer du 4-5-1 pour aligner un 4-4-2 avec un Rooney invisible milieu droit et Hargreaves inoffensif en latéral. Mais la finesse tactique des entraîneurs ajoutée aux grands joueurs techniques qui évoluaient au Camp Nou peut laisser contemplatif les plus grands amateurs de football.

Sleeping with ghosts

Alors que la rencontre avait débuté depuis deux minutes, C.Ronaldo avait l'occasion d'inscrire un but sur pénalty, mais le ballon passa au dessus du but de Valdès. Cependant, par la suite on a retrouvé le Barça dominateur que l'on aime avec son jeu spécifique. Tout le temps devant le but de Man.U grâce à une maîtrise technique symbolisée par le retour d'un Messi remuant, l'équipe de Rijkaard a failli devant le but, sans doute parce qu'il manquait la précieuse dernière passe et un frappeur dans l'entrejeu catalan, solide pour une fois. Iniesta titularisé à gauche du trio offensif Blaugrana à la place de Thierry Henry incertain et fiévreux, Barcelone a monopolisé le ballon sans toutefois inquiété la défense centrale mancunienne jusqu'à la rentrée de ce dernier (une frappe appuyée et un coup-franc subtil à son actif). On s'entousiaste déjà du scénario possible à Old Trafford mardi prochain. Surtout qu'on sait que Pascal Nouma ne fera pas parti des figurants. Man.U aura l'obligation de faire la décision, le Barça aura lui certainement des possibilités en contre. En outre, si l'on ressort les confrontations face à la Roma ou l'OL, Manchester n'a rien montré d'extravagant à domicile ... On est bien loin des années Veron, il est vrai.

Gaucho de assis

Et puis il y avait nos Frenchies du flanc gauche, qu'on va commencer à scruter sérieusement à un mois et demi de l'Euro, le match dans le match des latéraux gauche. Comme son équipe, Evra a plutôt subi et pris un sombrero par Messi, mais l'Argentin ne l'a passé qu'une fois et sa prestation fut loin d'être ridicule. Quant à Abidal, il a été très au-dessus de ce qu'il montre habituellement en Liga en bloquant bien son couloir et en se montrant aux avants-postes. A l'image de Malouda il a même réussi plusieurs centres dangereux. Sous les yeux de Domenech présent au Camp Nou, l'ancien lyonnais a marqué des points. Et Thuram ?
A noter l'énorme perf' de Yaya Touré, bien aidé par Deco, pour couper les contres de Manchester, qui a passé 85 minutes derrière, sans arriver à sortir ses ballons proprement. A quelques jours de la "finale" de la Premier League contre Chelsea, samedi, les Red Devils sont toujours en course pour rééditer le doublé championnat-Ligue des champions réalisé notamment grâce au mouton norvégien en 1999. La semaine s'avère donc décisive pour la saison des mancuniens.

Pendant ce temps, Ronaldinho, naïf, pense toujours que Berlusconi s'intéresse vraiment à lui dans un but sportif ... Pire, il n'apparaît même pas dans la video bisounours de Wagner Love et Robinho.
par Thomas Bouteille publié dans : Football
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Lundi 21 avril 2008

















Les Dogues enchaînent les prestations de qualité, après Nancy la semaine dernière, l'OM a fait les frais du renouveau lillois au Vélodrome. Même l'idole des médias Mandanda en a perdu sa sérénité : Gaëtan Huard aurait-t-il trouvé son maître ?

Des boulettes on en avait pourtant beaucoup vu côté Landreau, néanmoins celle du gardien phocéen ce soir reste un modèle du genre. Anecdotique, peut-être pas ! Le jeune prodige a paru fébrile, comme si la pression l'atteignait enfin, lui qui inspire la solidité et la concentration. Alors au delà de la sortie ratée sur le premier but nordiste puis du second but consécutif à une balle mal captée par Mandanda, les Marseillais ont été surpassé ce soir. La faute aux conditions météos difficile, à l'absence de Cana ou à la présence de Givet ? Peu importe, cette défaite (1-3) à domicile interrompt la régularité que retrouvait Marseille. Dominés dans tous les compartiments du jeu, les Phocéens n'ont pas su enfoncer le clou sur l'ouverture du score. Vivacité et rigueur tactique auront eu raison de leurs velléités. Et le doute risque de s'installer. Du coup ils lâchent du lest dans la course à la troisième place et glissent du podium. les hommes de Gerets ont désormais un point de retard sur Nancy. Quant à Lille, il fait donc le bon coup de la soirée et remonte à la 6e place du classement. A croire que le vent a tourné pour eux, en témoigne la remarquable démonstration de ce soir. Et qui sait, Puel & co pourraient souffler à St Etienne la 5e place qualificative pour la Coupe de l'UEFA ? On n'en doute pas vu les qualités d'entraîneur de Roussey ...

Gens bon cru

Précédemment dans le derby de la Garonne, Bordeaux a réalisé le coup parfait sur le terrain de Toulouse en s'imposant en toute fin de match 0-1. A l'aller on avait vu Bordeaux s'imposer 4-3 à Chaban-Delmas... Cet après-midi ce fut moins spectaculaire. Sous le déluge, les glissades s'enchaînaient et les occasions se faisaient rares. Les Bordelais, apparemment fatigués par leur quart de finale de Coupe de France perdu mercredi contre Sedan après prolongation, semblaient se contenter du match nul qui sonnait le glas des ambitions pour le titre. Mais Johan Micoud marquait dans les arrêts de jeu arrachant la victoire dans les ultimes secondes. Joli pied nez pour celui qui s'est fait taillé ces dernières semaines. Preuve en est qu'il n'est pas doué que dans la peinture. Les joueurs de Laurent Blanc ont encore le mince et utopique espoir de venir coiffer l'ogre lyonnais au poteau.
Les Toulousains, eux, invaincus depuis cinq matches au coup d'envoi, terminent abattus et peuvent nourrir de gros regrets. Avec trois points d'avance sur Strasbourg et le PSG, ils vont encore devoir batailler pour accrocher le maintien. Ca devrait le faire vu leur qualité de jeu.
par Thomas Bouteille publié dans : Football
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Dimanche 20 avril 2008
 




















On commence à y voir plus clair dans cette Ligue 1. Perrin aligne Ben Arfa d'entrée et gagne, le Paris SG joue avec huit joueurs défensifs et perd. Le foot c'est logique en fait !

Le PSG ne s’était jamais incliné à Michel d’Ornano depuis l’inauguration du stade et les vilains saltos d'Amara Simba. Quatre victoires et un nul pour le PSG depuis 1994 lorsque Kenneth Andersson avait encore des cheveux. Justement, Paul Le Guen en a de moins en moins à mesure que la Ligue 2 approche. Puisque comme toutes les séries, elles finissent toujours pas prendre fin… Après la victoire, dans la douleur, face à Carquefou mercredi, le PSG était resté dans la région, à Missilac, afin de préparer la rencontre capitale à Caen. Jérôme Rothen est toujours absent et c’est Sylvain Armand qui occupe le couloir gauche. Mamadou Sakho prend le poste de latéral gauche. Tout semblait parfait pour jouer le 0-0. Fébriles les parisiens ont livré une piètre prestation. Sans que Landreau soit mauvais, ils ont encaissé deux buts logiques. La partie atteint son apogée avec le 3-0 concrétisé par l'ex-futur parisien, Yoann Gouffran (qui déclarait cette semaine dans la presse vouloir se venger du PSG), qui trompe aisément le portier. On tire de cette rencontre des enseignements, contrairement à chacunes des interviews du vieux Pat' depuis 15 ans, les limites de Paris par exemble. Au classement, le club de la capitale reste dix-huitième grâce à la règle des cartons rouges, mais compte désormais trois points de retard sur Lens, premier non reléguable ... En s'estimant heureux que Strasbourg ait joué lui, à ses risques et périls d'ailleurs.

Saturday Night Fauvergue

En effet, Lyon a sorti les crocs et possède sept points par rapport Bordeaux dans la pseudo course au titre. Ce ne fut pas une partie de plaisir parce que Strasbourg, comme Caen, est une équipe qui joue au ballon. Le problème, c'est qu'après avoir ouvert le score, la formation alsacienne a présomptué de ses forces et s'incline 1-2 après avoir été réduits à 10. A noter la sortie sur blessure au genou de Karim Benzema, enfin seul en pointe, au bénéfice de la titularisation de Ben Arfa. Si Strasbourg et Paris ont perdu : Lens a donc son destin entre les pieds grâce à leur précieuse et généreuse victoire sur Sochaux cet après-midi (3-2). Il faut dire que le "Druide" Leclercq avait sorti les gros moyens à défaut de potion. Et admettons au moins que les nordistes ont eu énormément de chance. Papin n'y est pour rien et les trois points tombent clairement du ciel. Entre le but valable refusé à Traoré, la barre, le poteau et les arrêts miraculeux de Runje, son équipe aurait dû prendre une rouste. Ainsi, ceux qui condamnaient déjà Lens à l'étage en dessous peuvent pour l'instant aller se rhabiller aux vestiaires avant d'avancer telles suppositions. Certes, ils prennent une forte option sur le maintien, mais de tous les candidats, n'est-ce pas le club qui a le meilleur effectif ? Et malgré le bordel interne, St-Etienne parvient lui aussi à sauver les meubles grâce à la qualité de son groupe. Sinon en attendant les matchs de Marseille et Bordeaux, Nancy a butté sur une redoutable équipe mancelle (1-1). Les phocéens ont l'occasion d'asseoir leur supériorité pour la 3e place convoitée, les hommes de Puel ne leur faciliteront pas la tâche même s'ils déclarent vouloir "s'amuser" au Vélodrome ...

Eric Gerets n'est donc pas le seul à amuser la galerie, lui qui pense devenir Champion de France dès la saison prochaine.
par Thomas Bouteille publié dans : Football
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Jeudi 10 avril 2008


                                                                                                                                                         

Les années se suivent et se ressemblent, tant en Coupe d'Europe qu'en championnat. L'hégémonie anglaise s'affirme plus que jamais au sommet de l'Europe. Et Lens ?

"Un, dos, tres", fredonnait Ricky Martin comme pour mieux s'en souvenir. L'homonyme ibérique de Patrice peut au moins se targuer d'avoir encore une équipe pour contester la suprématie des rosbeefs. Barcelone : qualifié difficilement malgré le score (0-1; 0-1) aux dépens de Schalke 04, jouera toute sa saison lors d'une 1/2 finale excitante face à Manchester. Le souci c'est que Crujff renie le 4-4-2 davantage que son fils, c'est dire, donc les Blaugranas sont condamnés à jouer moyennement dans l'éternel système du 4-3-3 inefficace sans Messi. Et Rijkaard, désavoué par le public et certains joueurs, aura bien du mal à contrarier son ainé hollandais. Or, au prochain tour ça ne passera pas si ses joueurs délivrent la même prestation. Surtout que Manchester a fait le métier hier face à la Roma, avec une équipe B où Silvestre évoluait à gauche. Un but du redoutable Tevez contre de pâles italiens et les Mancuniens confirment leur place dans le dernier carré tel que nous l'avions déjà supposé. La Roma peut s'en vouloir d'avoir loupé un penalty, De Rossi est décidément meilleur boxeur que frappeur. Soirée cauchemar pour lui au "Théâtre des Rêves". Quant à Mexes, il a été bon, mais ses compatriotes en défense centrale Gallas et Thuram n'ont pas été ridicule non plus. Peut-être tonton Raymond prendra-t-il les trois à l'Euro ...

Michel Anfield

Liverpool - Arsenal est rentré dans l'histoire de la Champion's League. Dimanche, beaucoup s'extasiaient du choc Marseille - Lyon. Désormais on se souvient autant de celui-ci que l'ensemble des films de Max Pecas. Parce qu'au delà du scénario, le jeu des protagonistes à Anfield nous a rappelé que nos équipes hexagonales jouent mal la comédie. En outre, l'expérience des Reds a fait la différence par-rapport à des Londoniens émérites. De ce duel, on ne retiendra pas le score flatteur (4-2), mais le spectacle extraordinaire offert mardi soir. Notamment la chevauchée "maradonesque" de Walcott, conclue par le but d'Adebayor, qui contribue à la légende de ce match. Après dans la minute qui suivit, pénalty ou pas, on s'en tape, c'était discutable mais les joueurs n'ont pas plus discutés que ça. Autre contraste avec la Ligue 1 ... Ainsi, comme la cheville d'Edouardo, Arsenal s'en retourne à ce qui lui reste, pas grand chose : certainement la 3e place en Premier League. Frustrant pour cette équipe qui développe le jeu le plus agréable en Europe mais qui manque cruellement d'efficacité offensive. Wenger songeait même à reprendre le FC Nantes sous le coup de la déception ! En demi-finale, Liverpool affrontera Chelsea, pour la revanche de l'an dernier. SportAddict avait osé casser le fantasme de ses lecteurs en pariant sur la qualif' des Blues sur Fenerbahçe, et sans se vanter ils l'ont fait. Espérons que ce ne soit pas ennuyant, à l'image de la plupart de leurs confrontations.
Sinon, Saint-Etienne est 5e, on s'en fout, Sochaux le sera bientôt si ça se trouve.
par Thomas Bouteille publié dans : Football
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Lundi 7 avril 2008























Après plus de dix ans de disette au Vélodrome devant Lyon en Championnat, Marseille a enfin fait chuter le champion de France, victime du rythme des Phocéens. Sans revenir sur l'arbitrage pourri et le score flatteur, l'équipe de Gerets a semblé au-dessus de Lyonnais bien nonchalants.

Doublement sous pression, à l'égard de son statut surrévalué de concurrent potentiel de Lyon dans la course au titre ajouté à la victoire de Nancy devant une équipe parisienne (1-0) inconstante et condamnée encore plus à se battre pour le maintien, l’OM prenait le match par le bon bout. Et Ziani retrouvait une place qu'il affectionne, tout près de la couverture de Zenden sur le banc. Agressif, concentré, en mouvement : Marseille ne laissait pas Lyon respirer davantage que Robert-Louis Dreyfus. Dans un schéma 4-2-3-1, où Akalé le gaucher devenait enfin crédible, la défense des Gones fut fortement malmenée. Fébrile et privé de Cris, le champion de France payait cash (comme Aulas) l’envie marseillaise et la titularisation de Grosso-modo en deux minutes de folie. Alerté par Nasri, fait rare Cissé réussissait d'abord son contôle et expédiait un tir canon déclenché à l'arrêt contre lequel Coupet ne pouvait rien (1-0, 26'). Puis le même Cissé s’arrachait à terre pour donner le ballon à Niang qui, devançant Clerc, plongeait les foules dans la même hystérie qu'une volée de Marc Libbra en 95 (2-0, 28'). Lyon, il est vrai, avait été contraint à une réorganisation totale, après la perte sur blessures de deux éléments essentiels : Toulalan remplacé par Källström car touché par Nasri et craignant pour ses ligaments, puis Fred dont Cana ratissait le mollet et à qui succédait Ben Arfa. Néanmoins les hommes de Perrin ne nous avaient pas habitués à telle passivité. Les "visirs" avaient changé de côté apparemment.

Grâce à la tête de Cana à la lutte avec Boumsong et donc la réduction du score (2-1, 45+ 1). Le mouvement apporté par l'indispensable Ben Arfa (sauf pour Perrin) manquait de générer l'égalisation au retour de la pause sans l'intervention d'un Mandanda impeccable.
Le coup de grâce pour Lyon vint peu après. Sur un corner de Cheyrou, Niang sautait en effet plus haut que Källström cloué au sol tel Mosley, et inscrit son 15e but et son deuxième doublé contre Lyon de la saison (3-1, 53'). Dommage toutefois que le Sénégalais n'ait pas grande connaissance du football. Aujourd'hui il compare Lyon à Metz. Fred Meyrieu en 98 l'avait devancé en son temps, avec le même retentissement médiatique. Kader Keita n'était pas en reste non plus pour provoquer, mais sur le terrain. Sa frappe en pivot suivie des multiples slaloms de Ben Arfa semaient la panique dans le camp Marseillais, avant que Mandanda n’écoeure successivement Källström, frappeur des 35 m, puis Govou, dans un face-à-face qui rappelait les batailles du match aller... Le jeune international a marqué des points par-rapport à Coupet hier soir, même si la hiérarchie en EDF semble tracée d'avance. Le tout sous les yeux de Domenech, constatant au passage que le football français offre parfois du spectacle haut de gamme. L'occasion aussi pour lui de voir que les perdants arboraient un sourire insultant pour ses supporters. On n'avait plus vu ça depuis Dhorasoo un soir de finale perdue lors de la Ligue des Champions 2005... Sinon, le duel à distance entre Nancéiens et Marseillais demeure toujours aussi indécis que les sorties de Landreau.

Depuis quelques matchs, l'OM retrouve toute son efficacité. Une bonne nouvelle pour Gerets qui peut peloter plus fréquemment ses joueurs après chaque but.
par Thomas Bouteille publié dans : Football
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Samedi 5 avril 2008

 

 
 











La Ligue 1 nous a une nouvelle fois délivrée une piètre journée de championnat. Entre la pénurie de buts, le jeu sclérosé, les discours d'après-match et les décisions d'arbitrage : l'Europe du foot doit bien se foutre de nous. A moins que ce soit notre palmarès en Coupe d'Europe qui les fasse marrer ... c'est vraiment désespérant.

Seulement 13 buts ont été marqués en 8 matches, soit l'équivalent des 1/2 finales de Coupe de la Ligue (14). Certes Metz n'en a pas pris autant qu'il y a quelques semaines, mais quand même. L'occasion était trop belle de se cacher encore derrière les lourds enjeux de la fin de la saison pour expliquer les maux du football français... Quand on ne prétexte pas que le niveau exceptionnel de nos gardiens (si décriés récemment) en est responsable. Crispation ? Frilosité ? Peu importe, l'heure n'est plus aux calculs. D'ailleurs le bas de tableau n'a jamais été aussi serré en cette 32e journée. Quatre équipes Lens, Paris SG, Toulouse et Strasbourg à égalité de points (35) entre la 16e et la 19e place et une homogénéité qui n'a pas l'air de libérer outre mesure nos équipes hexagonales. Et les sempiternelles déclarations de joueurs lucides ne sont pas forcément convaincante. Sur le but égalisateur de Metz contre Lens, Runje déclare: "On laisse le mec tout seul dans les 18 mètres ! Et on veut rester en L1 ! Si on continue comme ça, c'est en L2 qu'on va", a enragé le portier croate devant les caméras de Canal+. Rothen n'aurait pas mieux analysé la situation.

Le bal des saucisses

Un des grands perdants, c'est Strasbourg qui s'est incliné à domicile face à Monaco (2-0). Ricardo n'en demandait pas tant pour enfin gagner par 2 buts d'écarts, avec ses casseurs de jambes Leko, Bolivar, Perez & cie), face à des alsaciens résignés. Plus au sud, Toulouse a concédé le nul sur son terrain contre Lorient (0-0). Et a fini à dix après l'exclusion de son capitaine Arribagé en fin de match... Les nerfs s'effritent au même rythme que la casquette de Baup au Téfécé. Les Toulousains n'ont plus gagné à domicile depuis le 8 décembre. Inquiétant pour la suite. Plus tôt, Bordeaux a conforté sa place de dauphin en stoppant Rennes (2-0), qui restait sur six matches sans défaite mais ne put ouvrir la marque (malgré celle de Pagis laissée sur la jambe de Diarra). Les Girondins ont fait abstraction de l'affaire Micoud et font une bonne opération avec leurs 61 pts, à six points du leader, avant le match de l'OL, 67 pts, chez les "nababs" Marseillais dimanche soir en clôture de la journée. "Pour la 2e place, c'est plutôt bien parti, on va essayer de s'y accrocher", s'est félicité Laurent Blanc, qui a admis que Bordeaux avait été "moins brillant dans le jeu". Ca c'est de l'ambition.

Coude sifflet

Pour autant, les Bordelais ont encore été concernés par une décision d'arbitrage sujette à commentaires. Y avait-il penalty sur le contact entre Jurietti et Briand ? "Moi je touche le ballon mais je sens aussi que le défenseur me touche le pied", a commenté l'attaquant rennais. "Même si je pense qu'il y a faute, cela ne sert à rien de relancer la polémique." Pas mauvais, voila un joueur qui porte bien son nom. Mais ce que les Rennais retiendront surtout de cette soirée à défaut du discours de Guy Lacombe, c'est qu'ils décrochent dans la course à l'Europe. Nice, en revanche, se place bien en embuscade avec une 5e place après son nul contre la spectaculaire équipe Lilloise (0-0) à domicile. De même que Sochaux et Gillot continuent à mener de main de maître l'opération maintien en s'imposant à Auxerre (1-0) tandis que Caen et son coach poète se sont rassurés en battant Valenciennes (1-0). Enfin, Saint-Etienne s'est hissé dans la première moitié du tableau avec le "carton" de la soirée (4-1) face au Mans. Roussey jubile déjà. En attendant les Nancy - Paris SG et Marseille - Lyon, tout ça est vraiment désespérant.
par Thomas Bouteille publié dans : Football
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Jeudi 3 avril 2008

Retour sur des quarts de finale allers de grande qualité en Ligue des Champions. Et comme son nom l'indique, hormis Lyon, on ne voit pas quel club français aurait pu y avoir sa place sans être ridicule.

Mardi, les deux grands favoris de la compétition obtenaient déjà leur billet pour le dernier carré. Manchester et Barcelone, des victoires à l'extérieur, aucun but encaissé, et trois attaquants de part et d'autre. Le premier a ramené à la réalité une Roma, certes privée de ses principaux éléments (Totti, Juan, Perrotta), mais incapable de contenir les assauts mancuniens (0-2). Les catalans, eux, ont assuré l'essentiel sans être transcendants sur le terrain de Schalke 04 grâce à un but de Bojan bien servi par Thierry Henry en début de rencontre. Une victoire éclipsée donc par la démonstration des anglais qu'on pensait plus vulnérables contre des italiens devenus outsiders de la Champion's League. C'était sans compter sur le joueur de cette année.

Cri-cri d'amour

Insupportable, truqueur, simulateur, pleurnicheur, provocateur, Cristiano Ronaldo pouvait se targuer d'avoir toute la panoplie du joueur détestable. Et depuis un an le Portugais a évolué, mieux c'est un des rares footballeurs qui parvient aujourd'hui à nous donner des frissons de par sa facilité technique. Il devait assumer aussi le n°7 mythique de ses prédécesseurs Cantona et Beckham. Ferguson ne doit pas être étranger à ce changement d'attitude. 33 buts pour 36 matchs disputés cette saison : c'est tout simplement ahurrissant. Des stats qui prouvent que le joueur est capable de marquer dans toutes les compétitions, face à n'importe quelle équipe. Bluffant pour un ailier droit ! Autant dire qu'il prend une forte option sur le Ballon d'or. Il lui faudra malgré cela réaliser un bon Euro... Encore une fois, il a ouvert le score grâce à une tête monstrueuse au Stadio Olimpico, puis Rooney conclut l'affaire. Une véritable armada offensive on vous dit.

La "French" touche

Les français à l'image de Mexes ou Abidal ont été plutôt moyens avant-hier. Du moins ceux qui jouaient ... On notera alors la nouvelle bonne performance d'Evra. Car ironiquement, les cadres de Domenech en Equipe de France sont plutôt sur le banc actuellement tandis que les remplaçants s'expriment pleinement en club.
La preuve encore hier soir quand Anelka prit place sur le banc, qu'est habitué aussi à fréquenter Thuram, et que Clichy accomplissait une formidable prestation, lui qui ne sera sûrement pas à l'Euro. Et Malouda dans tout ça ? Eh bien il a quitté la tribune pour enfin jouer titulaire et être à l'origine du 1er but dévié contre son camp par l'ancien dépressif bordelais Deivid. Pas suffisant pour empêcher le buteur brésilien de faire gagner Fenerbahçe sur une frappe de mule des 35m dans les dernières minutes (2-1). Comme quoi, même les turcs semblent nous devancer maintenant dans la hiérarchie européenne. Néanmoins s'ils sont injouables chez eux ils devraient craquer lors du déplacement à Londres.
Dans le même temps, Arsenal concédait un nul face à Liverpool après avoir mené sur une gracieuse tête d'Adebayor (1-1). Des Reds bien épargnés par l'arbitrage, toutefois les Gunners peuvent s'en prendre qu'à eux mêmes, vu le nombre d'occasions gâchées. Rien n'est joué encore dans cette opposition indécise et agréable à regarder. Le suspense reste entier avant le retour, entre-temps les deux clubs se verront ce week-end en Premier League.

En attendant, Ronaldinho continue ses sorties nocturnes arrosées, à côté de lui John Terry est un agneau ...
par Thomas Bouteille publié dans : Football
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Mercredi 2 avril 2008















Entre deux "petits" matchs de Ligue des Champions, une "alléchante" affiche passionnait les aficionados de la Ligue 1. Voici les faits d'un PSG - Strasbourg offensif malgré ses 22 saucisses sur le terrain.

Jean-Marc Furlan l'a joué confiant avant le match : "Si j'étais Paris, je flipperais". On se demande qui va le plus se faire dessus maintenant. La situation des Alsaciens, 16e à trois points devant, n’était guère plus folichonne, restant sur cinq défaites en six matches. Magnifiquement, les alsaciens reportaient toute la pression sur leur hôte. Après Dumas, Antonetti et Roussey, l'entraîneur de Strasbourg rentre dans le clan des coachs qui parlent pour ne rien dire. Pire, ils en payent les conséquences par des séries de résultats pourris. A l'heure qu'il est les strasbourgeois rentrent plus que jamais dans la course pour le maintien. Et force est de constater que ce soir, "l'anesthésiste" lui a rappelé que les longs discours d'avant-match ne servent à rien. Paul Le Guen est un taiseux. Il travaille dans la continuité. Ses interviews agissent mieux qu'un somnifère, et la façon dont il répète toujours le même discours peut rendre certains nostalgiques de Guy Labrocante. Or, son turn-over lors de cette rencontre a été plus judicieux que chez la team de "furent lent" pour le coup.

Duel de cons sans gains

De ce match de la peur, on redoutait son environnement quatre jours après les incidents du Stade de France ... et le niveau de jeu. Paris se rachetait une conduite en délivrant tout au long de la rencontre une bonne ambiance, sans aucune polémique. Un contexte facilité aussi par un début de match virevoltant. Pauleta se voyant même refusé un but pour un hors jeu très limite (16e). La réaction strasbourgeoise était immédiate puisque Gameiro força ensuite Landreau à une superbe claquette (22e). Le danger s’approchait à grands pas pour les deux équipes même s'il avait une forte tendance à revenir avec insistance sur le but de Cassard. Bref, à l’issue d’une 1e mi-temps assez correcte dans l'impact physique, Paris pouvait se satisfaire d’avoir fait belle impression poussé par son public, mais il lui manquait l’essentiel : un but. Quant au niveau technique des protagonistes, il laissait à désirer.

Fidèle à Amara

Le Racing démarrait beaucoup mieux la 2e période, profitant alors de la fatigue accumulée cette semaine au PSG. A la manière de Vinokourov, c'est le moment que choisit Le Guen pour injecter du sang neuf avec les entrées de Diané et Mendy. L’effet fut instantané. Jouer à dix n'est pas chose aisé. Une fois Luyindula sorti sous les sifflets et parti se consoler auprès d'Alonso, le duo soulageait le Parc sur une action d’école. Une talonnade de l'ex-strasbourgeois Diané, un débordement de Mendy le long de la ligne de touche, puis un service en retrait pour l’Ivoirien qui déposa un plat du pied dans le petit filet opposé (73e). La délivrance pour tout un stade qui imaginait déjà affronter Libourne ou Boulogne l'an prochain. Divine pensée pour les ch'tis. Derrière Landreau repoussait comme il le pouvait une frappe en pivot de Renteria (78e), prouvant ainsi qu'il avait toujours le niveau international. Cassard ne fut pas en reste non plus (comme à son habitude). Mais le plan alsacien était tout de même tombé à l’eau et les dernières forces jetées pour arracher l’égalisation n'ont pas suffi. C’est Paris qui respire un peu et Strasbourg qui retient son souffle. Est-ce que ce sera suffisant ? La survie du club de la capitale dans l'élite ne tiendra certainement qu'à la médiocrité de ses concurrents.


Pegguy la ronchonne rejoint donc Frau, Gallardo ou Loko au panthéon des joueurs que le Paris SG a rendu fantomatique. "Paris is magic" : il fait vraiment disparaître le talent de certains joueurs.

 

par Thomas Bouteille publié dans : Football
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Samedi 29 mars 2008














Le 29 Mars sonnait le début d'un week-end tourné vers le football français. L'épilogue aussi d'une Coupe de la Ligue plus prolifique que jamais cette année. Tant en émotion qu'en but ... Pourtant, outre l'accent portugais de Balbir, on a le sentiment que la fête a été gâchée ce samedi.

D'ordinaire, on aurait soulevé l'intérêt grandissant pour la Coupe de la Ligue en 2008, notamment grâce à des demi-finales spectaculaires. De même il eût été normal de souligner le jeu offensif de deux équipes libérées à l'issue d'une finale agréable. Mais au delà de ça, ce qui prédomine ce soir c'est la colère vis-à-vis de l'arbitrage. Celui-là même qui fait débat à chaque journée de L1 ! Justement tout à l'heure en championnat, avant l'injustice flagrante de ce soir, Mr Poulat avait déjà cru juste de défavoriser Nancy sur le terrain des Girondins par le biais de décisions indignes d'un arbitre professionnel. La con-séquence c'est que Bordeaux prend le large (6 pts) sur son adversaire direct (qui a sensiblement le même niveau) au classement ...
Bien décidé à relever le challenge de son compère, Mr Duhamel a véritablement ajouté de l'eau au moulin de ceux qui plaidaient pour la vidéo. Non seulement il n'a pas arrêté d'ouvrir sa gueule sous prétexte qu'il passait sur France Tv. Et de surcroît, l'homme en noir a fait la décision à lui tout seul, ce qui n'est ni acceptable ni nouveau au plus haut niveau chez nous. Ainsi le Paris SG décroche sa 3e Coupe de la Ligue après 1995 et 1998 encourageant pour le prochain match, crucial, à Strasbourg. Les hommes de Le Guen valident aussi leur billet pour la Coupe de l'UEFA. Incroyable quand on sait que le PSG est toujours premier reléguable en championnat. Carquefou en C3 ?

L'aigle désaccord

Malgré la situation délicate des deux équipes en L1, la rencontre démarrait sur un tempo intense. Après un contre devant le but, Pauleta ajuste Le Crom d’un lob astucieux avec l’aide du montant à la 19e. Euphorique, le PSG finissait par reculer et contraindre Landreau à sortir une parade exceptionnelle pour empêcher une balle enroulée de Maoulida d’atteindre sa lucarne. Les Sang et Or maintenaient néanmoins la pression aussi bien que Daniel Leclercq sur le but adverse sans toutefois concrétiser leur supériorité.
Les Lensois entamaient la seconde période sur le même rythme mettant la défense parisienne aux abois à chaque accélération. Servi en pivot par Monnet-Paquet, Maoulida sert Carrière dans la surface qui plaçait sa frappe croisée au fond des filets d'un Landreau pas irréprochable cette fois (51e), Un missile de Monterrubio sur la barre et une tête plongeante de Maoulida à côté plus tard, le PSG se refait une santé lors du dernier 1/4 d'heure. Et si Demont plaçait une reprise de volée foudroyante déviée par un Landreau encore décisif (90e), Paris tenait une occasion inespérée de forcer la décision.
Dans la dernière minute de jeu, M. Duhamel siffle un penalty plus que litigieux après que Hilton ait bousculé Luyindula dans la surface. Mendy se chargera de le transformer en prenant Le Crom à contre-pied (90e+3) comme pour contribuer au ridicule de la scène. Terrible pour Lens, abattu par ce coup du destin. A l’inverse le PSG s’offre un bol d’air avant d’aborder, comme son homologue nordiste, la dernière ligne droite pour sa survie dans l’élite.


Dès demain, sur quelques télés du monde, tout le monde verra la médiocrité de l’arbitrage français sur cette action, reste à savoir si ça les fera plus rire que la crête de Mendy …

par Thomas Bouteille publié dans : Football
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