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L'Allemand Sebastian Vettel a remporté
dimanche le Grand Prix de Malaisie de F1. Aux commandes de sa Red Bull, il a devancé son coéquipier Mark Webber et son compatriote Rosberg, sur Mercedes GP. Rien ni personne n'a pu inquiéter le
futur champion du monde, pas même ses vilaine mèches rebelles de teenager.
Vettel qui lève les bras au ciel, cela aurait dû être une image rendue banale en 2010. Mais le pilote, à la gueule dégueulasse, dominateur dans chacune des trois
premières courses de la saison, n'avait pas encore eu l'opportunité de conclure. Remarquez même en boîte ça ne lui arrive jamais. Il a rectifié le tir en Malaisie au terme d'une course
parfaitement menée. Débarrassé rapidement de celui qu'il surnomme affectueusement « le connard australien », Vettel a construit son succès dès le départ en prenant un meilleur envol que
Webber et Nico Rosberg placés devant lui en première ligne. A l'allemande, il a donc pris les commandes de la course puis creusé un écart immédiat sur tout le plateau au volant de sa RB6
référence. Une juste récompense pour un Vettel qui n'a pas eu la partie si malchanceux cette saison. Christian Horner, le patron de l'équipe peut enfin savourer la suprématie de ses deux
monoplaces ... Au-delà de la pole et de la 2e position, Webber repart également avec le meilleur tour en course (1'37"054).
Kuala te pardonne Michael
Derrière ce duo, Nico Rosberg et Robert Kubica ont beaucoup bataillé. Le pilote Mercedes, deuxième sur la grille, a une nouvelle fois montré qu'il peut faire mieux
que son illustre et vieux coéquipier. Schumi doit certainement regretter ses longues parties de tarot au coin du feu dans son chalet suisse. 8e sur la grille et 6e lors de son abandon,
le septuple champion du monde est en proie aux doutes. Lui qui pensait infliger les mêmes branlées que du temps d'Irvine ou Barrichello. Craquera-t-il devant l'affront prolongé de son jeune
coéquipier avant ses premiers rhumatismes ? Car Rosberg, lui, a tenu le rythme tout au long de la course et su résister à un Kubica aux dents longues. Et au long nez. Boosté par sa deuxième
place en Australie, le Polonais a encore prouvé que sa Renault a vraiment progressé. Avec ses talents de pilote, cela donne cette belle 4e place à la barbe de beaucoup de favoris. Le son de
cloche est semblable pour Adrian Sutil qui, au volant d'une Force India, aura montré ses qualités sous la pluie en qualifications puis sur le sec en course. C'est un joli coup d'éclat pour
l'écurie indienne. D'autant que Sutil aura dû composer avec un Lewis Hamilton – parti 20e - revenu dans ses roues à plus de 20 tours de l'arrivée ! Mais jamais le pilote McLaren ne réussira à
trouver la faille... Avec Hamilton 6e et Button 8e, les Anglais de McLaren limitent la casse...
Alonso gaiement
C'est plus compliqué pour Ferrari pourtant débarrassée de Kimi et ses putes mexicaines. Également piégés par leurs choix tactiques en qualifications, ils ont vécu une course délicate. Alonso s'envolant un peu moins bien, on le retrouvait 16e à la fin du premier tour, Massa 14e. L'Espagnol doublait Button mais Massa restait désespérément coincé derrière la Toro Rosso de Buemi. Ferrari espèrait sans doute la pluie et décidait de rester en piste. Massa fut le premier à passer les pneus tendre, il multiplie alors les tours rapides dans la foulée, Alonso en fera de même 10 tours plus tard avant de multiplier les tours en 1'37" pour revenir sur Massa coincé par Button. Lorsqu'il recolle, le Brésilien passe enfin Button et s'envole. Alonso, gêné par un problème de boîte de vitesses tentait tout pour passer Button mais finit par abandonner à un tour de la fin sur casse moteur. Pas si anecdotique puisqu'elle lui coûte la première place au classement au profit de son coéquipier Massa. Mais la meute est revenue : Vettel est ex-aequo avec l'Espagnol. La prime à la victoire fonctionne !
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