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Quoi de neuf alors dans nos bassins tricolores ? Les championnats de France battent leur plein, l'occasion d'aller chercher son billet pour
les Jeux Olympiques et battre des records dans toutes les disciplines. Manaudou change de combinaison comme de petit-ami et Simon Dufour visite l'abbaye de Dunkerque. Mais là ne
réside pas le principal. Alain Bernard, le héros de la natation française, a le droit d’utiliser un produit dopant : la Ventoline. Tout ça le plus légalement du monde puisqu’il est malade.
Mais il faut croire que le sport de haut niveau est souvent nuisible à la santé : la proportion d’asthmatiques est de plus en plus grande chez ces champions. Bizarre ...
Souvenons-nous : lors des récents championnats d’Europe de natation à Eindhoven, notre fier athlète
améliorait à deux reprises le mythique record du monde du 100 m nage libre, vieux de sept ans (puis dans la brassée celui du 50 mètres). Jetant ainsi le trouble dans l’eau. Les
exploits à répétition de l’antibois viennent s’ajouter à une incroyable série de nouveaux records du monde cette année. Depuis le 1er janvier, sous les coups de Bernard et de ses
semblables, une vingtaine de ces performances là ont été effacées des tablettes. En même temps il paraît ce sport n'a jamais été autant propre depuis les sauts en parachutes de
Patrick Knaff. On nage en plein délire !
Pas d'âne au Mali, juste une maladie
D’un côté, nous savons trop bien que les résultats du suivi longitudinal et ceux du contrôle antidopage ne présentent aucune anomalie … De
l’autre, on sait tout aussi fortement, qu’être " négatif " ne veut rien dire. Faire un pipi propre ou donner du sang sans tache n’est donc pas la preuve de l’innocence.
Et quand Magnini a fait part de ses soupçons sur le nageur français, l'entraîneur de Bernard : Denis Auguin et le médecin de la
Fédération de natation Jean-Pierre Cervetti ont riposté par un joyeux mouvement de bassin sur le thème de la transparence. Oui, ils ont une autorisation de snifer du salbutanol (un médicament interdit par la législation antidopage) puisqu’il favorise une activité hyper
bronchique, ils sont malades après tout. Maladie chronique contractée il y deux ans à la suite d’une simple bronchite. Tiens, tiens ... Cette dérogation autorise le nageur à deux
bouffées de Ventoline avant chaque entraînement ou compétition. C’est là que surgit une question essentielle et naïve : le sport de haut niveau, avec ses efforts intensifs, ne
favorise-t-il pas ce type de pathologies respiratoires ? 20% des internationaux français bénéficient d’une "Autorisation de Traitement" comme celle-ci quand même.
Mach Arena
A moins que ce soit le chlore qui induise cette nocivité néfaste ? Les gaz irritants issus du chlore sont présents à des doses élevées qui, à elles seules, peuvent induire chez les
sujets les plus sensibilisés de véritables crises d’asthme. Il est vrai que Bernard n'a pas l'air immunisé vu son gabarit musclor. Le problème est que la Ventoline traîne derrière
elle ancienne et mauvaise réputation. Au début des années 90', on a assisté à une arrivée subite et en masse du salbutamol dans les urines des athlètes de tous les sports. Clairement, le dopant
est de retour. Serait-ce pour arriver à faire le spectacle cher à la ministre Pierre Bachelot ? Une image du sport valorisée, une image du sport " positive " si on peut encore
utiliser ce mot. Tous ces chiffres brouillent évidemment les cartes autant que les urines. Dans le monde, cruel, du sport de haute compétition, se mêlent des athlètes tricheurs,
ceux qui se font passer pour malades, à des sujets vraiment atteints aux muqueuses respiratoires. Et si on les départageait sur leurs combinaisons ?
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