Ce soir les matchs d'Euroligue sont l'occasion de rappeler l'existence du basket français, encore une fois aux abonnés absents. Mais le basket intéresse-t-il encore en France ?
S'interroger est suffisamment risible pour que SportAddict traite le contexte à ses lecteurs qui doivent l'ignorer. Joyeux 1er Avril ...
Alors que les joueurs grecs, espagnols, lituaniens ou italiens accumulent les minutes en Euroleague, nos joueurs français passent plus de la moitié du temps à faire briller le banc de la ligue américaine plutôt que le parquet. Excepté le chanteur desperate Tony Parker, les autres frenchies jouent moins de 25 minutes par match. Pire : les résultats des clubs de l'hexagone n'ont pas été plus reluisants cette année que les précédentes. Certes les écarts ne sont pas importants mais on reproche à nos minables clubs les mêmes carences qu'à Gasquet et notre sélection nationale, c’est-à-dire l’inefficacité durant la gestion des fins de match. Outre le manque de résultats tout le monde se fout de notre championnat de tocards qui se déroule dans l'anonymat. Ca vous rappelle rien ?
On invoque bien évidemment le manque de moyen de nos clubs par rapport aux mastodontes européens tels que le Pana, le Real, le Maccabi ou encore le CSKA. Mais au delà des moyens, le recrutement n’est pas à la hauteur des espérances. En effet, nos clubs préfèrent prendre européens de 3e plan plutôt que des joueurs français soi-disant trop chers. La Pro A se nivelle par le bas c'est évident. Mais le problème de recrutement qui découle du peu de moyens financiers provient également du manque de savoir faire de la ligue nationale.
Lucide,comme jamais, la ligue a accordé par le passé trois années d’Euroleague à un club comme Pau, à la dérive aujourd'hui. Par ailleurs comment expliquer que le premier de la saison régulière ne sera pas qualifié en Euroligue ? Enfin, déjà que la finale sur une seule manche est une absudité, mais l'idée de la réduire à quatre équipes serait un désastre sportif. Quant son marketing il est tout simplement catastrophique. Suffit de jetter un coup d'oeil à son site Internet, pas de Highlights ni de Top 10 pour chaque journée de championnat. Même Thiriez s'y connaît mieux en informatique.
La LNB a donc beaucoup d’efforts à faire pour améliorer l’image de marque du basket qui devait être le sport des années 2000. A commencer par faire venir des sponsors pour redevenir compétitifs.


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