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Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 21:24

 

cancellara_f.jpgOn lui promettait l'enfer du Nord. Non pas un séjour chez Gervais Martel mais Fabian Cancellara s'adjuge avec la manière la 108e édition du Paris-Roubaix. Déjà vainqueur en solitaire du Tour des Flandres le week-end dernier, Fabian Cancellara a récidivé en écrasant tous ses adversaires dès la borne des 50 derniers kilomètres du vélodrome. Auteur du neuvième doublé de l'histoire, Spartacus a devancé de 2 minutes le Norvégien Thor Hushovd et l'Espagnol Juan-Antonio Flecha. Trop fort le p'tit Suisse !


Depuis 15 jours, il y a lui et les autres. Impressionnant, imbattable, intouchable, invincible, invulnérable. Ne cherchez plus, les superlatifs commencent à manquer … Fabian Cancellara n'en finit plus d'épater. Le champion suisse et de Suisse accumule les titres et les exploits. Après la classique belge, il a enlevé de façon magistrale son deuxième Paris-Roubaix. Le Bernois a déclassé la concurrence. Tom Boonen en tête. De nouveau au programme du jour, le bras de fer entre Spartacus et le champion du Belgique, qui chassait le record de victoire de Roger de Vlaeminck (1972, 1974, 1975, 1977), n'aura duré qu'une quinzaine de kilomètres. Guère plus. Le Belge fut incapable de suivre le rythme de la fusée helvète. Au delà de sa force et de sa puissance, Spartacus a imposé sa classe et sa science de la course. Une victoire parfaite en somme. Historique aussi. Après le Grand Prix E3 et le Tour des Flandres, Cancellara a donc validé son incroyable triptyque par cet exceptionnel numéro en solo. Presque une formalité pour le triple champion du monde du contre-la-montre (2006, 2007, 2009) qui, le vent dans le nez, a avalé les pavés nordistes avec une insolente facilité.


L'amour du Riis


Cette nouvelle ligne à son prestigieux palmarès fait entrer Cancellara un peu plus dans la légende. Ses victoires en deviennent presque banales. Mais enchaîner un succès sur les pavés du Nord après un triomphe dans les monts flandriens relève bel et bien de l'exceptionnel. Ces épreuves sont aussi mythiques que difficiles. Or on peut se demander si le Suisse n'est-il trop fort? Certainement pour ses adversaires. Pour quelques observateurs, un peu aussi. Pour certains, il suscite autant l'admiration que l'étonnement. Ses fréquentations médicales passées attisent les doutes. Il y a peut-être de quoi… Mais, maintenant, on a l'impression que le prodige possède des qualités hors normes, qu'il exploite toujours mieux. A le voir souffrir sur sa machine, les questions ont tendance à s'estomper. Une démonstration qui laissait ce grand gaillard sans voix et en pleurs à l'arrivée. Bluffé par les questions insipids de Gérard Holtz ou par sa propre performance ? En tout cas cette dernière l'installe dans le gotha des forçats de la route, ces champions qui bravent le pavé comme d'autres vont à la mine.


En attendant, le Domenech Show est soumis à l'avis du public. Nous y reviendrons.

Par Thomas Bouteille - Publié dans : Cyclisme
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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 20:23

 

TROPHEE_HCUP.jpgDès ce soir Clermont ouvrira les hostilités à Croke Park, contre le redoutable Leinster en ¼ de finale de la fameuse H-Cup. Contrairement à la saison dernière où seul Toulouse était parvenu à se hisser jusqu'à ce stade de la compétition, les clubs français se sont qualifiés en nombre cette année. Demain, Biarritz recevra les Ospreys à Anoeta juste avant que le Munster en découse avec Northampton. Enfin, dimanche, choc des Stades au Stadium. SportAddict fait le point pour ses lecteurs.


Sur les quatre clubs qualifiés pour les quarts de finale de la Heineken Cup, la France est certaine d'avoir au moins un représentant en demi puisque le Stade Toulousain et le Stade Français seront opposés au Stadium, dimanche après-midi. C'est déjà ça. Sur le papier, ce quart 1000% français apparaît d'ailleurs largement déséquilibré, Toulouse possédant l'énorme avantage de recevoir. Les hommes de Guy Novès n'ont en effet perdu qu'un seul des sept quarts de finale qu'ils ont eus à disputer à la maison. Mieux, les Rouge et Noir ne se sont jamais inclinés à l'issue d'un match franco-français en Coupe d'Europe (cinq victoires, un nul). Les deux clubs se sont déjà rencontrés dans cette compétition, c'était en 2005 en finale où Toulouse avait remporté le titre 18-12. Les Parisiens relancés dans le Top 14 avec leur victoire 19-10 sur Clermont seront revanchards pour ce match après le 0-29 infligé par les Toulousains lors de la 21è journée du championnat. Il faudra donc se méfier de ce Stade Français qui montrera certainement un nouveau visage.

Clermont défie le tenant

Quoiqu'il advienne, un club français rejoindra infailliblement le dernier carré pour un combat qui pourrait encore être fratricide puisque le gagnant de ce quart de finale affrontera le vainqueur de Leinster-Clermont. Cependant, pour son premier quart de finale depuis 2002, Montferrand n'aura pas la tâche facile, ce soir, dans l'enfer de Croke Park, à Dublin. Loin de là. Les Irlandais, emmenés par Brian O'Driscoll et Jonathan Sexton, la nouvelle petite merveille du XV du Trèfle, font une nouvelle fois figure de grands favoris de l'épreuve. Et les tenants du titre sont en forme, comme le prouve leur succès à l'arraché sur le terrain du Munster (15-16), il y a une semaine, en Ligue Celte. Les deux clubs se sont rencontrés à deux reprises dans cette compétition et deux fois le Leinster s'est imposé sur les Auvergnats (en 2002-2003 : 23-20 puis 12-9). Cette rencontre s'annonce plus que compliqué pour Clermont qui va devoir ressortir son costume de bourreau des « gros ». Nombreux sont ceux qui donnent les Irlandais vainqueurs, mais Vern Cotter, l'entraîneur de l'ASM compte bien faire mentir les pronostics.


Biarritz retrouve Anoeta

Enfin, avec une seule défaite durant la phase de poules, le BO, lui, présente le deuxième meilleur bilan de la compétition. Il accueillera par conséquent samedi à Saint-Sébastien, au stade d'Anoeta, les Gallois de Neath-Swensea Ospreys. Une première ! Depuis la fin du Tournoi des VI Nations, Biarritz a retrouvé des couleurs en Championnat, grâce à des succès devant Toulouse (26-10) puis contre Montauban (42-13). Si bien que les play-offs, longtemps inaccessibles, semblent désormais à porter de main. Sérénité et confiance seront indispensables pour éliminer ce Pays de Galles bis. Le BO possède en tout cas tous les atouts pour franchir ce rendez-vous européen. Avec quatre clubs qualifiés pour les quarts de finale, la France a égalé son record. Mais ce serait encore mieux si l'un d'entre eux accédait à la finale au Stade de France, le 22 mai prochain.

Par Thomas Bouteille - Publié dans : Rugby
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Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 18:05

 

arsene trust

 

« Hi, I'm Arsène Wenger, mon optimiste me perdra : chaque année j'espère, chaque année je m'égare. Je n'ai rien gagné depuis cinq ans. Et alors ? Je jouis d'une belle réputation au point que Florentino Perez me veut à la tête de son équipe de Galactiques. Il est peut-être temps pour moi de lâcher mon équipe de tocards et me consacrer à ma vraie passion dixit Platoche : le business. »


Ah Arsène, qu'il est loin le temps des trophées ampilés, des sourires complices avec Tony Adams. Toi l'Alsacien, le dandy aux lunettes tout droit venu de Nagoya. Si élégant dans ton costume sombre satiné. L'on ne te reconnaît plus, les traits tirés, la mauvaise foi grandissante, serais-tu devenu un looser ? Tu sais pourtant qu'il ne faut jamais jouer au même petit jeu qu'un adversaire lorsqu'il est plus fort que toi dans ce domaine. C'est la leçon que tu dois méditer et retenir de ce 1/4 de finale retour de Ligue des Champions t'ayant opposé à Barcelone. Oui on sait, les Gunners n'avaient d'autre choix que d'évoluer face au Barça selon tes fondamentaux wengeriens poussés à leur paroxysme. Le pressing haut et le jeu rapide tout en passe à une touche de balle. Une philosophie de jeu que tu prônes depuis des années. Elle s'adapte à un groupe de jeunes joueurs en pleine possession de leurs moyens physiques et techniques. Hélas, rappelle-nous quand ce système n'a pas failli face à une grande équipe ? Cela n'y a encore pas échappé hier au Nou Camp pour deux raisons.

 

Qui vivra vieira

 

Tu as beau être à la tête du « Barça anglais », les catalans sont plus forts qu'Arsenal niveau vitesse et technique. Guidés par un Messi plus qu'inspiré, ce sont eux qui ont imposé le rythme de la rencontre (68% de possession). Les londoniens n'ont jamais pu imposer le tempo ni se sortir de l'étau barcelonais. D'autre part, les absences de tes joueurs clés ont pesé lourd. Christophe Josse avait beau hurler dans le sonotone de Denoueix que tes chances de qualification n'étaient pas enterrées, on a pu s'empêcher de penser que les absences de Van Persie, Fabregas et Gallas étaient insurmontables. Limitée devant, désarmée au milieu et fragile derrière, ton équipe puait la défaite. Tu aurais dû te souvenir que seul Chelsea s'appuyant sur un schéma défensif rigoureux avait failli sortir cette équipe de la Ligue des Champions. Exactement la stratégie de Mourinho lorsqu'il est confronté à des formations plus rapides que les siennes, ce qui laisse présager une véritable opposition de style en ½ finale. Prend exemple sur l'arrogant portugais. Lui n'aurait jamais aligné Mika Silvestre par exemple. Dépassé, dans tous les sens du terme, le vieux défenseur a erré sur la pelouse, promené par les lutins barcelonais, désorienté par leurs dribbles, piègé par leurs feintes, humilié par leur insolente et éclatante jeunesse. Au delà de l'élimination d'Arsenal, c'est ta naïveté qui fait peine.

 

Pirès to pire

 

Au fond tu y as cru trois minutes. Le temps qui sépare le but de ton vilain danois de l'égalisation de Messi. A part cela, il n'y a pas eu de match, juste une démonstration des Champions d'Europe en titre. Ta politique, Arsène, a montré ses limites. Cela fait maintenant quatre saisons que tu as lancé les baby gunners, mais à ce jour le fruit n'est pas si exceptionnel. aucun de ses jeunes joueurs n'a acquis des qualités mondiales en dehors de Fabregas. Par ailleurs, de grâce, si tu ambitionnes sincèrement d'être champion de quelque chose arrête les joueurs tels que Almunia, Denilson, Sagna, Nasri voire Diaby. Ils sont bons face à Wolverhampton mais loin d'ambitionner le très haut niveau. Celui qui te fait gagner des titres. Où sont tes leaders, n'oublie pas les gloires d'antan avec qui tu est monté au sommet. Les Wright, Dixon, Parlour, Kanu, Bergkamp, Vieira, Ljunberg, Gilberto, Henry ? Un à un tu t'en es débarrassé pour fonder ton Neverland. Pari risqué. Pari perdant. Aujourd'hui tu en payes le prix fort, la déconvenue de trop ?

 

Emir hate

 

Avec la défection d’Highbury et la construction de l’Emirates Stadium, censé enrichir le club londonien, l'orientation du club nous laisse sceptiques. Cette jeune génération qui développe un spectacle offensif avec Arshavin ou Walcott ne ramène rien à Londres depuis la FA Cup en 2005, ça commence donc à faire désordre pour un club du standing d’Arsenal ! Question de cycle sans doute mais ne parle pas de titres. Chaque année la même rengaine … pour que ça se termine en saison de vache maigre. Une équipe qui passe du statut d’invincible (49 matchs sans défaites entre 2003 et 2005) à un collectif de "gosses" en Champion's League : on ne peut pas dire que ce soit une trajectoire ascendante. Un club aussi dont les bilans lors des confrontations directes avec les autres représentants du Big Four sont alarmants. Cette année encore tu ne remporteras rien. Aujourd'hui tu annonces vouloir recruter pour entourer tes jeunes protégés, enfin. Ne t'en fais pas Arsène, ce ne sont pas tes qualités de technicien que l'on remet en cause, juste ton approche du football. On dit que les résultats donnent raison …


Pendant ce temps, un modeste coach doubiste confirme son « il faudrait qu'on joue à douze » de mars. Francis Gillot, dont l'incompétence n'a d'égal que son palmarès vierge, déclare que son équipe va vivre un enfer au Vélodrôme (19h). Ca s'appelle l'ambition.

Par Thomas Bouteille - Publié dans : Nécrologie
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Mardi 6 avril 2010 2 06 /04 /Avr /2010 01:34

 

bafetimbi-gomis.jpgBernard Lacombe ne l'a pas caché : en l'absence de Lisandro Lopez du côté lyonnais, un ancien stéphanois devrait jouer en pointe à Bordeaux demain. Il est lent, limité techniquement, peu adroit devant le but et ressemble à Predator. Portrait du Adebayor du pauvre.


Sacrifié sur l'autel de la reconstruction de l'équipe voulue par Claude Puel, Bafétimbi Gomis n'a plus forcément l'habitude de démarrer. Et si on peut difficilement demander à ce grand nigaud d'être aussi performant que l'ex-joueur du FC Porto, de sa prestation dépendra sans doute beaucoup de choses à Chaban-Delmas. L'avant-centre international a joué plusieurs matchs cette saison en Ligue des Champions. Mais il n'a pris part qu'à neuf minutes lors des trois derniers matchs de C1 de l'OL. La pression risque donc d'être forte sur les épaules du sélectionné surprise de l'Euro 2008. Lacombe s'est dit prêt à parler avec lui pour lui éviter que le poids qui lui tombe dessus ne soit pas un fardeau comme le sont ses cheveux. Gomis doit en effet se contenter de savoir faire ce qu'il sait faire et ne pas vouloir copier Lisandro. Tous les observateurs se demandent en effet ce que Gomis a vraiment dans le ventre … A part ses trois McChicken habituels.


Bron à rien


Car pour le moment, la recrue offensive des Lyonnais n'a marqué en Coupe d'Europe que contre des rivaux inférieurs aux Gones. Anderlecht, en tour préliminaire, et Debrecen, à l'aller comme au retour, ont souffert sous les griffes de la Panthère. Les défenseurs de Liverpool, de la Fiorentina et du Real Madrid beaucoup moins. Toutefois ses qualités de conservation de balle font dire à Puel qu'il pourrait être l'homme de la situation face aux Girondins. Vue la situation favorable, Lyon fera tout pour jouer sur la puissance de Gomis en contre. L'OL aura aussi besoin de lui en point de fixation sur des relances plus longues ou permettre au bloc équipe de remonter quand Bordeaux pressera. Un rôle qui s'apparente beaucoup à celui de Chamakh à Bordeaux au final. Gomis, émotif, devra savoir composer avec cela. De lui dépend en grande partie les chances de qualification de son équipe.


Substitute du pro coureur


A défaut d'être formidable, la première saison du français reste correcte avec huit buts en championnat, quatre en Coupe d'Europe et un en Coupe de France. Bafé a inscrit 13 buts toutes compétitions confondues. Entré en jeu récemment à Marseille, Gomis avait alors fait du bien à son équipe même si l'OM s'était ensuite imposé. Il avait d'ailleurs inscrit son quatrième but en tant que joker. Probable titulaire à l'entame de cette rencontre c'est ici un tout autre challenge qui l'attend. Toujours est-il que la suspension de Lisandro dans cette confrontation retour de Champion's League ne semble pas préoccuper outre mesure le clan lyonnais. A la question du handicap que représentait l'indisponibilité de l'ancien joueur de Porto, Cris a rappelé qu'à Rennes, malgré l'absence de cinq ou six titulaires, Lyon avait montré des qualités incroyables. De solidarité notamment. Cela n'avait pas empêché son équipe – menée - de l'emporter 2-1 grâce à un coup de tête de... Lisandro.


En attendant, les Gunners ont une nouvelle fois montré leurs limites à la face de l'Europe face aux Blaugrana (défaite 4-1). Arsène Wenger n'aura rien pu faire face à ce joueur Playstation, comme il l'appelle, qui vient de lui infliger un quadruplé. Qui a dit modèle de fair-play ?

Par Thomas Bouteille - Publié dans : Portrait
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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 01:30

 

Michael-Schumacher-a-scooter_diaporama.jpgL'Allemand Sebastian Vettel a remporté dimanche le Grand Prix de Malaisie de F1. Aux commandes de sa Red Bull, il a devancé son coéquipier Mark Webber et son compatriote Rosberg, sur Mercedes GP. Rien ni personne n'a pu inquiéter le futur champion du monde, pas même ses vilaine mèches rebelles de teenager.

Vettel qui lève les bras au ciel, cela aurait dû être une image rendue banale en 2010. Mais le pilote, à la gueule dégueulasse, dominateur dans chacune des trois premières courses de la saison, n'avait pas encore eu l'opportunité de conclure. Remarquez même en boîte ça ne lui arrive jamais. Il a rectifié le tir en Malaisie au terme d'une course parfaitement menée. Débarrassé rapidement de celui qu'il surnomme affectueusement « le connard australien », Vettel a construit son succès dès le départ en prenant un meilleur envol que Webber et Nico Rosberg placés devant lui en première ligne. A l'allemande, il a donc pris les commandes de la course puis creusé un écart immédiat sur tout le plateau au volant de sa RB6 référence. Une juste récompense pour un Vettel qui n'a pas eu la partie si malchanceux cette saison. Christian Horner, le patron de l'équipe peut enfin savourer la suprématie de ses deux monoplaces ... Au-delà de la pole et de la 2e position, Webber repart également avec le meilleur tour en course (1'37"054).

Kuala te pardonne Michael

 

Derrière ce duo, Nico Rosberg et Robert Kubica ont beaucoup bataillé. Le pilote Mercedes, deuxième sur la grille, a une nouvelle fois montré qu'il peut faire mieux que son illustre et vieux coéquipier. Schumi doit certainement regretter ses longues parties de tarot au coin du feu dans son chalet suisse. 8e sur la grille et 6e lors de son abandon, le septuple champion du monde est en proie aux doutes. Lui qui pensait infliger les mêmes branlées que du temps d'Irvine ou Barrichello. Craquera-t-il devant l'affront prolongé de son jeune coéquipier avant ses premiers rhumatismes ? Car Rosberg, lui, a tenu le rythme tout au long de la course et su résister à un Kubica aux dents longues. Et au long nez. Boosté par sa deuxième place en Australie, le Polonais a encore prouvé que sa Renault a vraiment progressé. Avec ses talents de pilote, cela donne cette belle 4e place à la barbe de beaucoup de favoris. Le son de cloche est semblable pour Adrian Sutil qui, au volant d'une Force India, aura montré ses qualités sous la pluie en qualifications puis sur le sec en course. C'est un joli coup d'éclat pour l'écurie indienne. D'autant que Sutil aura dû composer avec un Lewis Hamilton – parti 20e - revenu dans ses roues à plus de 20 tours de l'arrivée ! Mais jamais le pilote McLaren ne réussira à trouver la faille... Avec Hamilton 6e et Button 8e, les Anglais de McLaren limitent la casse...

Alonso gaiement

 

C'est plus compliqué pour Ferrari pourtant débarrassée de Kimi et ses putes mexicaines. Également piégés par leurs choix tactiques en qualifications, ils ont vécu une course délicate. Alonso s'envolant un peu moins bien, on le retrouvait 16e à la fin du premier tour, Massa 14e. L'Espagnol doublait Button mais Massa restait désespérément coincé derrière la Toro Rosso de Buemi. Ferrari espèrait sans doute la pluie et décidait de rester en piste. Massa fut le premier à passer les pneus tendre, il multiplie alors les tours rapides dans la foulée, Alonso en fera de même 10 tours plus tard avant de multiplier les tours en 1'37" pour revenir sur Massa coincé par Button. Lorsqu'il recolle, le Brésilien passe enfin Button et s'envole. Alonso, gêné par un problème de boîte de vitesses tentait tout pour passer Button mais finit par abandonner à un tour de la fin sur casse moteur. Pas si anecdotique puisqu'elle lui coûte la première place au classement au profit de son coéquipier Massa. Mais la meute est revenue : Vettel est ex-aequo avec l'Espagnol. La prime à la victoire fonctionne !

Par Thomas Bouteille - Publié dans : Formule 1
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