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Mercredi 9 avril 2008




                                                                                                                                                                                                           Les Jeux olympiques viennent de rentrer dans leur phase guignol. Lundi, dans un Paris où la plupart des gens bossaient, des traîne-savates, des Chinois, quelques rescapés Tibétains et des flics, bien sûr, se sont allègrement foutus sur la gueule. Tout ça pour une flamme olympique de circonstance venue de Grèce, et qui surtout, carbure au propane.

Cette semaine on a entendu tout et n'importe quoi dans ce débat. C’est à la fois lassant et comique mais nous allons essayer de vous éclairer.
Ce week-end encore, les foules démocratiques éplorées, toutes ces bonnes âmes suant la compassion ont encore défilé dans un Paris frisquet et pluvieux. Les sportifs étaient au rendez-vous pour se passer le relais, mais ça s’est terminé dans le bordel et la castagne au point que même un handicapé dans son fauteuil a failli finir dans la Seine. Ce n'était pas Simon Dufour. Nos porteurs de flamme (Douillet Diagana, Rinner ou Dominici) se sont demandés ce qui se passait réellement, quant à nos chers policiers et gendarmes, une enquête déterminera le pourquoi de leurs agissements excessifs. Sans oublier des députés socialistes et Verts qui ont fait barrage de leur corps devant l’Assemblée au cas où le fascisme chinois montrerait le bout de son nez. De plus, la flamme n'a fait aucun arrêt, pourtant prévu, à Hôtel de Ville. Delanoë est rentré comme un "tocard" dans son gourbi !

Travail, famille, pas de riz

Au final on devait retrouver le père Ménard, à la tête d’un bazar nommé Reporters sans frontières dont les troupes s’étaient muées en militants du MRAP ou de la LICRA au mépris de toute déontologie journalistique d’ailleurs. Lui qui s'était mué en Ultra du PSG en escaladant Notre-Dame pour installer une banderole dont on a rien à battre ... C'était sans compter sur la répression des flics Chinois, qui n'avaient rien à faire là au passage. Pourtant la cause est grave : voici des lustres que les Chinois éradiquent la culture tibétaine, déportent et importent des populations. On nage en plein délire. Et ça ne date pas d’aujourd’hui ...  Alors que l’ayatollah de RSF ait son quart d’heure de célébrité, à la télé, passe, mais le grand cirque d'avant-hier a décrédibilisé les revendications de la France aux yeux de beaucoup, le CIO en premier bien sûr. Outre que tout ça ne sert à rien, ce n’est quand même pas six mois avant les Jeux qu’il faut se réveiller pour découvrir le problème tibétain. Enfin, rappelons que le CIO a donné les Jeux à Pékin en toute connaissance de cause en 2001 à ce qu'il paraît.  Avec l’assentiment des autres nations. Pathétiquement on découvre des Jeux aux antipodes de l’esprit Coubertin. La corruption et le dopage semblaient cependant nous l'avoir déjà supposé.

Reste le souvenir inoubliable pour certains enfants d'avoir croisé l'ancien tennisman Arnaud Di Pasquale au cours de cette ballade dominicale sur Paris. Le médaillé de bronze (face à Federer) lors des JO de Sydney 2000 n'avait plus été vu en public depuis une rupture du tendon d'Achille suite à un échange avec Olivier Delaître.
par Thomas Bouteille publié dans : Carton Rouge !
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Mardi 8 avril 2008















Celui que ses détracteurs surnomment "Rigolo" se devait de figurer sur SportAddict. Aussi incompris que sûr de lui, le journaliste incarne tout ce que son club de coeur (le PSG) n'a pas : l'âme (pas la chanteuse) et la passion.

Peut-être ne saviez vous pas qui il est, même avec la photo ? Normal, Daniel Riolo fait de la radio sur RMC désormais. Et il y parle beaucoup, trop même. Chaque soir dans l'After Foot il essaye d'apprendre le football à Delpérier l'ex-animateur de "Starsix". Un challenge aussi difficile que faire lire Stéphane Traîneau ... Très controversé Riolo opère comme un polémiste. Coups de gueule, mauvaise foi et critiques l'exposent parfois au boycott de certains joueurs ou dirigeants. A son actif, des brouilles avec Cissé quand il l'a traité d'unijambiste ou Laurent Robert quand il a dit qu'il servait plus à rien. En même temps il a raison dans un cas. Lequel ? Les deux ? Mais dès qu'il s'agit de se faire casser la gueule, "Dani" met de côté son courage et ses valeurs, la preuve qu'il peut être diplomate malgré son franc-parler.

"Les Rennais ont rien à foutre de la Coupe UEFA, Pierre Dréossi snobe cette compétition, ils sont en train de se foutre de la gueule des supporters"


Derrière cette voix fluette, ce n'est pas le dernier à égratigner son gentil animateur en louant son manque de culture. Jeudi dernier lors d'un débat très animé sur l'arbitrage, jamais Riolo n'avait paru aussi irritant lors depuis sa première un soir de Milan AC - Lyon. D'origine italienne, "Dani" s'était déjà illustré en déglinguant l'OL plus efficacement encore que la jambe pliée en trois de David Busst.
Mais là, le titi parisien n'a pas hésité a traiter d'inculte son animateur. Ce dernier se contentant de répliquer en l'accusant d'intolérant. Le sport n'étant pas son fort - pas plus que la politique - Alex Delpérier a tant bien que mal défendu la vidéo dans le football. Mais rien n'y fait, Riolo n'est pas influençable, il n'en a rien à battre d'écouter un opportuniste qui se vante d'avoir sur son CV "Mille Colombes" un 6 Mai 2007. "Danny le rouge" ne se soucie pas des répercussions possibles, et son enthousiasme le fait vite déborder.

"Clerc en équipe de France c'est encore un délire de Domenech, il est même pas titulaire à Lyon et quand il joue tu sais même pas qu'il est sur le terrain. Y a des meilleurs à son poste et Domenech préfère prendre le Quidam."


Fervent supporter du Paris SG hors antenne même s'il se défend d'en parler, Riolo y est encore une fois allé de son anti-Aulas, anti-lyonnais, pro-défaite en somme. Il n'
a pas sa langue dans sa poche et on a beau ne pas toujours être d'accord avec lui, admettons qu'il a souvent de bons arguments. Quant à sa nostalgie excessive, elle n'est guère étonnante. Comment ne pas regretter l'époque où le sport n'était pas si étroitement lié à l'argent ? Voila une vision humaniste qui en fait un journaliste hors-norme. On l'aime ou on le déteste, mais ses commentaires sont relativement teintés d'objectivité et de pertinence quand ils ne concernent pas Paris ou la Roma.

"« L'affaire Ouaddou » : un abruti, une insulte, 1 point. Et la apparemment, l’enquête montrera que ça va peut-être concerner 10 à 20 abrutis qui font rentrer la banderole, qu’est-ce qu’on fait ??? On enlève 20-30 points au Paris Saint-Germain ? Mais qu’est-ce que ca veut dire que ce genre de mesures ?"

Riolo ne connait pas la langue de bois. En outre, il n'hésite pas à dénoncer l'hypocrisie du foot français en général. Pourvu qu'il ne se beaufise pas trop sur RMC tel que ses dernières déclarations tendaient à le prouver. Donc plutôt que d'en parler écoutez le débat sur l'arbitrage jeudi à 22h afin de vous faire un avis. Fidèle à sa ligne de conduite, ne doutons pas que Daniel Riolo défendra sa thèse pour mieux décrier l'arbitrage vidéo et encenser Platini. A la question naïve de Balbir : "les arbitres français sont-ils mauvais ?", "Dani" plaide oui, et cette fois il a pas tort.
par Thomas Bouteille publié dans : Pif PAF Pouf
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Lundi 7 avril 2008























Après plus de dix ans de disette au Vélodrome devant Lyon en Championnat, Marseille a enfin fait chuter le champion de France, victime du rythme des Phocéens. Sans revenir sur l'arbitrage pourri et le score flatteur, l'équipe de Gerets a semblé au-dessus de Lyonnais bien nonchalants.

Doublement sous pression, à l'égard de son statut surrévalué de concurrent potentiel de Lyon dans la course au titre ajouté à la victoire de Nancy devant une équipe parisienne (1-0) inconstante et condamnée encore plus à se battre pour le maintien, l’OM prenait le match par le bon bout. Et Ziani retrouvait une place qu'il affectionne, tout près de la couverture de Zenden sur le banc. Agressif, concentré, en mouvement : Marseille ne laissait pas Lyon respirer davantage que Robert-Louis Dreyfus. Dans un schéma 4-2-3-1, où Akalé le gaucher devenait enfin crédible, la défense des Gones fut fortement malmenée. Fébrile et privé de Cris, le champion de France payait cash (comme Aulas) l’envie marseillaise et la titularisation de Grosso-modo en deux minutes de folie. Alerté par Nasri, fait rare Cissé réussissait d'abord son contôle et expédiait un tir canon déclenché à l'arrêt contre lequel Coupet ne pouvait rien (1-0, 26'). Puis le même Cissé s’arrachait à terre pour donner le ballon à Niang qui, devançant Clerc, plongeait les foules dans la même hystérie qu'une volée de Marc Libbra en 95 (2-0, 28'). Lyon, il est vrai, avait été contraint à une réorganisation totale, après la perte sur blessures de deux éléments essentiels : Toulalan remplacé par Källström car touché par Nasri et craignant pour ses ligaments, puis Fred dont Cana ratissait le mollet et à qui succédait Ben Arfa. Néanmoins les hommes de Perrin ne nous avaient pas habitués à telle passivité. Les "visirs" avaient changé de côté apparemment.

Grâce à la tête de Cana à la lutte avec Boumsong et donc la réduction du score (2-1, 45+ 1). Le mouvement apporté par l'indispensable Ben Arfa (sauf pour Perrin) manquait de générer l'égalisation au retour de la pause sans l'intervention d'un Mandanda impeccable.
Le coup de grâce pour Lyon vint peu après. Sur un corner de Cheyrou, Niang sautait en effet plus haut que Källström cloué au sol tel Mosley, et inscrit son 15e but et son deuxième doublé contre Lyon de la saison (3-1, 53'). Dommage toutefois que le Sénégalais n'ait pas grande connaissance du football. Aujourd'hui il compare Lyon à Metz. Fred Meyrieu en 98 l'avait devancé en son temps, avec le même retentissement médiatique. Kader Keita n'était pas en reste non plus pour provoquer, mais sur le terrain. Sa frappe en pivot suivie des multiples slaloms de Ben Arfa semaient la panique dans le camp Marseillais, avant que Mandanda n’écoeure successivement Källström, frappeur des 35 m, puis Govou, dans un face-à-face qui rappelait les batailles du match aller... Le jeune international a marqué des points par-rapport à Coupet hier soir, même si la hiérarchie en EDF semble tracée d'avance. Le tout sous les yeux de Domenech, constatant au passage que le football français offre parfois du spectacle haut de gamme. L'occasion aussi pour lui de voir que les perdants arboraient un sourire insultant pour ses supporters. On n'avait plus vu ça depuis Dhorasoo un soir de finale perdue lors de la Ligue des Champions 2005... Sinon, le duel à distance entre Nancéiens et Marseillais demeure toujours aussi indécis que les sorties de Landreau.

Depuis quelques matchs, l'OM retrouve toute son efficacité. Une bonne nouvelle pour Gerets qui peut peloter plus fréquemment ses joueurs après chaque but.
par Thomas Bouteille publié dans : Football
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Dimanche 6 avril 2008















Le Grand Prix de Bahreïn a une nouvelle fois souri à Felipe Massa, qui s'y est imposé pour la deuxième fois consécutive devant son coéquipier Kimi Raikkonen. Mais surtout il nous rappelle que les pilotes brésiliens ne sont pas tous des trompettes.

Les débuts de saison se ressemblent pour celui qui a eu du mal dans les deux premières courses en Australie et en Malaisie puis s'est bien repris sur le tracé de Sakhir qu'il affectionne. Massa, deuxième sur la grille, a pris le meilleur sur le poleman Robert Kubica dès les premiers mètres et n'a lâché la tête que quelques boucles lors des seconds ravitaillements. Le reste n'a été qu'un cavalier seul grâce en partie à une stratégie parfaite. Raikkonen, posté rapidement en deuxième position, n'a pas pu s'approcher assez pour l'attaquer. "Iceman" a vécu un week-end difficile et était donc satisfait de sa deuxième place qui lui a permis de prendre la tête au classement du Championnat du monde des pilotes. Important avant d'aborder la partie européenne. Toutefois, si le pilote Ferrari a pris les devants, c'est aussi parce que Lewis Hamilton est complètement passé au travers à bord de sa McLaren.

Qualifié troisième, le Britannique a tout d'abord connu un problème au départ qui lui a fait perdre une bonne demi-douzaine de places. Il a ensuite inexplicablement percuté la Renault de Fernando Alonso et a dû passer par les stands pour réparer son museau, perdant ainsi toute chance de marquer des points. Malgré tout le championnat est encore long et sa soif de gagner n'en ressort que grandie.
De son côté, l'équipe BMW Sauber, que l'on pouvait considérer comme la troisième force depuis le début de la saison, a clairement prouvé tout au long du week-end qu'elle pouvait même prétendre à mieux en cas de faux-pas de ses rivales Ferrari et McLaren-Mercedes. Puisque elle a tout simplement pris la tête du classement des constructeurs ! Kubica, s'il n'a pas pu faire fructifier sa pole position, prend quand même la troisième place, son deuxième podium consécutif. Nick Heidfeld s'est quant à lui placé quatrième, une régularité qui paye puisque l'Allemand est à présent deuxième du championnat pilotes.

Ce début de saison s'avère passionnant avec la compétitivité des grandes écuries, rien ne semble impossible. A quand Piquet Junior sur le podium ou Bourdais sans ses lunettes ?

par Thomas Bouteille publié dans : Formule 1
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Samedi 5 avril 2008

 

 
 











La Ligue 1 nous a une nouvelle fois délivrée une piètre journée de championnat. Entre la pénurie de buts, le jeu sclérosé, les discours d'après-match et les décisions d'arbitrage : l'Europe du foot doit bien se foutre de nous. A moins que ce soit notre palmarès en Coupe d'Europe qui les fasse marrer ... c'est vraiment désespérant.

Seulement 13 buts ont été marqués en 8 matches, soit l'équivalent des 1/2 finales de Coupe de la Ligue (14). Certes Metz n'en a pas pris autant qu'il y a quelques semaines, mais quand même. L'occasion était trop belle de se cacher encore derrière les lourds enjeux de la fin de la saison pour expliquer les maux du football français... Quand on ne prétexte pas que le niveau exceptionnel de nos gardiens (si décriés récemment) en est responsable. Crispation ? Frilosité ? Peu importe, l'heure n'est plus aux calculs. D'ailleurs le bas de tableau n'a jamais été aussi serré en cette 32e journée. Quatre équipes Lens, Paris SG, Toulouse et Strasbourg à égalité de points (35) entre la 16e et la 19e place et une homogénéité qui n'a pas l'air de libérer outre mesure nos équipes hexagonales. Et les sempiternelles déclarations de joueurs lucides ne sont pas forcément convaincante. Sur le but égalisateur de Metz contre Lens, Runje déclare: "On laisse le mec tout seul dans les 18 mètres ! Et on veut rester en L1 ! Si on continue comme ça, c'est en L2 qu'on va", a enragé le portier croate devant les caméras de Canal+. Rothen n'aurait pas mieux analysé la situation.

Le bal des saucisses

Un des grands perdants, c'est Strasbourg qui s'est incliné à domicile face à Monaco (2-0). Ricardo n'en demandait pas tant pour enfin gagner par 2 buts d'écarts, avec ses casseurs de jambes Leko, Bolivar, Perez & cie), face à des alsaciens résignés. Plus au sud, Toulouse a concédé le nul sur son terrain contre Lorient (0-0). Et a fini à dix après l'exclusion de son capitaine Arribagé en fin de match... Les nerfs s'effritent au même rythme que la casquette de Baup au Téfécé. Les Toulousains n'ont plus gagné à domicile depuis le 8 décembre. Inquiétant pour la suite. Plus tôt, Bordeaux a conforté sa place de dauphin en stoppant Rennes (2-0), qui restait sur six matches sans défaite mais ne put ouvrir la marque (malgré celle de Pagis laissée sur la jambe de Diarra). Les Girondins ont fait abstraction de l'affaire Micoud et font une bonne opération avec leurs 61 pts, à six points du leader, avant le match de l'OL, 67 pts, chez les "nababs" Marseillais dimanche soir en clôture de la journée. "Pour la 2e place, c'est plutôt bien parti, on va essayer de s'y accrocher", s'est félicité Laurent Blanc, qui a admis que Bordeaux avait été "moins brillant dans le jeu". Ca c'est de l'ambition.

Coude sifflet

Pour autant, les Bordelais ont encore été concernés par une décision d'arbitrage sujette à commentaires. Y avait-il penalty sur le contact entre Jurietti et Briand ? "Moi je touche le ballon mais je sens aussi que le défenseur me touche le pied", a commenté l'attaquant rennais. "Même si je pense qu'il y a faute, cela ne sert à rien de relancer la polémique." Pas mauvais, voila un joueur qui porte bien son nom. Mais ce que les Rennais retiendront surtout de cette soirée à défaut du discours de Guy Lacombe, c'est qu'ils décrochent dans la course à l'Europe. Nice, en revanche, se place bien en embuscade avec une 5e place après son nul contre la spectaculaire équipe Lilloise (0-0) à domicile. De même que Sochaux et Gillot continuent à mener de main de maître l'opération maintien en s'imposant à Auxerre (1-0) tandis que Caen et son coach poète se sont rassurés en battant Valenciennes (1-0). Enfin, Saint-Etienne s'est hissé dans la première moitié du tableau avec le "carton" de la soirée (4-1) face au Mans. Roussey jubile déjà. En attendant les Nancy - Paris SG et Marseille - Lyon, tout ça est vraiment désespérant.
par Thomas Bouteille publié dans : Football
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Vendredi 4 avril 2008







 
                                                                                          
(Edito) En cette période faste pour les pompes funèbres, comment ne pas créer une rubrique morbide dédiée aux légendes du passé. Sale printemps.

Suite au décès de son ex-équipier Valentino Fois (ajouté à ceux de Moretti, Blachon et Custic cette semaine), nous vous proposons le destin du petit grimpeur italien, mort précipitamment, rattrapé par les problèmes de dopage … De quoi faire pâlir de jalousie les soigneurs de la Juve.

 

De petit gabarit Marco Pantani a lancé des vocations. Son style élégant et inimitable, très efficace, contrastait forcément avec nos coureurs tricolores tels que les frères Auger. Offensif comme Pablo Correa fait défendre son équipe, « Elefantino » (en raison de ses oreilles décollées) a durant 10 ans déployé tout son talent sur les cols alpestres notamment. Seulement le Pirate des Carrera n’a pas eu un palmarès à la hauteur de son talent, ce qui pourrait se dire sur Gasquet sous réserve. La faute à des chutes, une équipe minable et des coéquipiers dignes de ceux de Jean Delatour dans leurs meilleures heures. A l’image de Gueye à Metz, Pantani s’est shooté pour oublier la misère de son entourage et les tocards qui lui servaient d’équipiers.
Si seulement Nicolas Portal élu meilleur porteur de bidon par le mobilisé Gérard Holtz avait pu être à la Mercatone Uno …

 

Agence tout Riis

 

Lentement, le grimpeur s’est éteint, jusqu’à gagner autant que les coureurs de la Française des Jeux réunis. Mais Guesdon n’est pas qui veut, être mauvais se cultive. Pourtant Pantani a été le meilleur grimpeur du monde durant les années 98 et 99. S’il avait démontré qu’il était fort en étant 3e du Tour en 94 et des Mondiaux 95 derrière le survitaminé Olano, en Colombie(ironie du sort), son doublé Giro - Grande Boucle en 98 l’a propulsé au rang de prodige. Fait marquant ce fut la première fois qu’Ullrich se mit en danseuse : 9 minutes dans la vue et le jour le plus ridiculisant pour l’allemand si l’on excepte sa chiasse mémorable dans les Pyrénées en 2003. Alors Pantani semblait représenter « le renouveau du cyclisme » (comme l’aime à rappeler Prudhomme, sosie officiel de Riis) suite à une année tourmentée par Willy Voet. Aussi visionnaires que jeunes les membres de l’UCI annonçaient un sport propre. En effet, leader du Giro 99, Elefantino se fait exclure la veille de l’arrivée pour taux d’hématocrite trop élevé !
Elisabeth Teissier n’a pas trop de souci à se faire …

 

De Rimini à « maxi – coke »

 
Une descente aux enfers commence alors pour le pirate malgré un come-back retentissant en 2000 semblable à celui de Papin à Guingamp. Deux étapes du Tour de France réveillant chez Armstrong une douleur à la prostate et puis s’en va. Car de rechute en piqûre, Pantani n’est plus que l’ombre de lui-même et sombre dans la dépression en même temps que Mauresmo vers la retraite. Isolé, le natif de Rimini va se réfugier dans une chambre d’hôtel afin d’y consommer sa drogue à l’abri des regards. Notons que sa dépendance à l'époque était un secret de polichinelle aussi méconnu, par les journalistes italiens, que les jeux de rôles de Mosley aujourd’hui. Ainsi le 14 février 2004, Marco s’en est allé fêter les amoureux sur un dernier sniffage et succomba des suites d’un œdème cérébral et pulmonaire. Sa sensibilité et sa fragilité auront pris le dessus.

Pendant ce temps Laurent Roux poursuivait sa quête aux amphétamines ...

par Thomas Bouteille publié dans : Sportifs Décédés
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Jeudi 3 avril 2008

Retour sur des quarts de finale allers de grande qualité en Ligue des Champions. Et comme son nom l'indique, hormis Lyon, on ne voit pas quel club français aurait pu y avoir sa place sans être ridicule.

Mardi, les deux grands favoris de la compétition obtenaient déjà leur billet pour le dernier carré. Manchester et Barcelone, des victoires à l'extérieur, aucun but encaissé, et trois attaquants de part et d'autre. Le premier a ramené à la réalité une Roma, certes privée de ses principaux éléments (Totti, Juan, Perrotta), mais incapable de contenir les assauts mancuniens (0-2). Les catalans, eux, ont assuré l'essentiel sans être transcendants sur le terrain de Schalke 04 grâce à un but de Bojan bien servi par Thierry Henry en début de rencontre. Une victoire éclipsée donc par la démonstration des anglais qu'on pensait plus vulnérables contre des italiens devenus outsiders de la Champion's League. C'était sans compter sur le joueur de cette année.

Cri-cri d'amour

Insupportable, truqueur, simulateur, pleurnicheur, provocateur, Cristiano Ronaldo pouvait se targuer d'avoir toute la panoplie du joueur détestable. Et depuis un an le Portugais a évolué, mieux c'est un des rares footballeurs qui parvient aujourd'hui à nous donner des frissons de par sa facilité technique. Il devait assumer aussi le n°7 mythique de ses prédécesseurs Cantona et Beckham. Ferguson ne doit pas être étranger à ce changement d'attitude. 33 buts pour 36 matchs disputés cette saison : c'est tout simplement ahurrissant. Des stats qui prouvent que le joueur est capable de marquer dans toutes les compétitions, face à n'importe quelle équipe. Bluffant pour un ailier droit ! Autant dire qu'il prend une forte option sur le Ballon d'or. Il lui faudra malgré cela réaliser un bon Euro... Encore une fois, il a ouvert le score grâce à une tête monstrueuse au Stadio Olimpico, puis Rooney conclut l'affaire. Une véritable armada offensive on vous dit.

La "French" touche

Les français à l'image de Mexes ou Abidal ont été plutôt moyens avant-hier. Du moins ceux qui jouaient ... On notera alors la nouvelle bonne performance d'Evra. Car ironiquement, les cadres de Domenech en Equipe de France sont plutôt sur le banc actuellement tandis que les remplaçants s'expriment pleinement en club.
La preuve encore hier soir quand Anelka prit place sur le banc, qu'est habitué aussi à fréquenter Thuram, et que Clichy accomplissait une formidable prestation, lui qui ne sera sûrement pas à l'Euro. Et Malouda dans tout ça ? Eh bien il a quitté la tribune pour enfin jouer titulaire et être à l'origine du 1er but dévié contre son camp par l'ancien dépressif bordelais Deivid. Pas suffisant pour empêcher le buteur brésilien de faire gagner Fenerbahçe sur une frappe de mule des 35m dans les dernières minutes (2-1). Comme quoi, même les turcs semblent nous devancer maintenant dans la hiérarchie européenne. Néanmoins s'ils sont injouables chez eux ils devraient craquer lors du déplacement à Londres.
Dans le même temps, Arsenal concédait un nul face à Liverpool après avoir mené sur une gracieuse tête d'Adebayor (1-1). Des Reds bien épargnés par l'arbitrage, toutefois les Gunners peuvent s'en prendre qu'à eux mêmes, vu le nombre d'occasions gâchées. Rien n'est joué encore dans cette opposition indécise et agréable à regarder. Le suspense reste entier avant le retour, entre-temps les deux clubs se verront ce week-end en Premier League.

En attendant, Ronaldinho continue ses sorties nocturnes arrosées, à côté de lui John Terry est un agneau ...
par Thomas Bouteille publié dans : Football
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Mercredi 2 avril 2008















Entre deux "petits" matchs de Ligue des Champions, une "alléchante" affiche passionnait les aficionados de la Ligue 1. Voici les faits d'un PSG - Strasbourg offensif malgré ses 22 saucisses sur le terrain.

Jean-Marc Furlan l'a joué confiant avant le match : "Si j'étais Paris, je flipperais". On se demande qui va le plus se faire dessus maintenant. La situation des Alsaciens, 16e à trois points devant, n’était guère plus folichonne, restant sur cinq défaites en six matches. Magnifiquement, les alsaciens reportaient toute la pression sur leur hôte. Après Dumas, Antonetti et Roussey, l'entraîneur de Strasbourg rentre dans le clan des coachs qui parlent pour ne rien dire. Pire, ils en payent les conséquences par des séries de résultats pourris. A l'heure qu'il est les strasbourgeois rentrent plus que jamais dans la course pour le maintien. Et force est de constater que ce soir, "l'anesthésiste" lui a rappelé que les longs discours d'avant-match ne servent à rien. Paul Le Guen est un taiseux. Il travaille dans la continuité. Ses interviews agissent mieux qu'un somnifère, et la façon dont il répète toujours le même discours peut rendre certains nostalgiques de Guy Labrocante. Or, son turn-over lors de cette rencontre a été plus judicieux que chez la team de "furent lent" pour le coup.

Duel de cons sans gains

De ce match de la peur, on redoutait son environnement quatre jours après les incidents du Stade de France ... et le niveau de jeu. Paris se rachetait une conduite en délivrant tout au long de la rencontre une bonne ambiance, sans aucune polémique. Un contexte facilité aussi par un début de match virevoltant. Pauleta se voyant même refusé un but pour un hors jeu très limite (16e). La réaction strasbourgeoise était immédiate puisque Gameiro força ensuite Landreau à une superbe claquette (22e). Le danger s’approchait à grands pas pour les deux équipes même s'il avait une forte tendance à revenir avec insistance sur le but de Cassard. Bref, à l’issue d’une 1e mi-temps assez correcte dans l'impact physique, Paris pouvait se satisfaire d’avoir fait belle impression poussé par son public, mais il lui manquait l’essentiel : un but. Quant au niveau technique des protagonistes, il laissait à désirer.

Fidèle à Amara

Le Racing démarrait beaucoup mieux la 2e période, profitant alors de la fatigue accumulée cette semaine au PSG. A la manière de Vinokourov, c'est le moment que choisit Le Guen pour injecter du sang neuf avec les entrées de Diané et Mendy. L’effet fut instantané. Jouer à dix n'est pas chose aisé. Une fois Luyindula sorti sous les sifflets et parti se consoler auprès d'Alonso, le duo soulageait le Parc sur une action d’école. Une talonnade de l'ex-strasbourgeois Diané, un débordement de Mendy le long de la ligne de touche, puis un service en retrait pour l’Ivoirien qui déposa un plat du pied dans le petit filet opposé (73e). La délivrance pour tout un stade qui imaginait déjà affronter Libourne ou Boulogne l'an prochain. Divine pensée pour les ch'tis. Derrière Landreau repoussait comme il le pouvait une frappe en pivot de Renteria (78e), prouvant ainsi qu'il avait toujours le niveau international. Cassard ne fut pas en reste non plus (comme à son habitude). Mais le plan alsacien était tout de même tombé à l’eau et les dernières forces jetées pour arracher l’égalisation n'ont pas suffi. C’est Paris qui respire un peu et Strasbourg qui retient son souffle. Est-ce que ce sera suffisant ? La survie du club de la capitale dans l'élite ne tiendra certainement qu'à la médiocrité de ses concurrents.


Pegguy la ronchonne rejoint donc Frau, Gallardo ou Loko au panthéon des joueurs que le Paris SG a rendu fantomatique. "Paris is magic" : il fait vraiment disparaître le talent de certains joueurs.

 

par Thomas Bouteille publié dans : Football
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Mercredi 2 avril 2008













Chers lecteurs,

 

Le blog existe depuis à peine une semaine et déjà les chiffres sont encourageants. Grâce à vous, SportAddict deviendra de plus en plus performant. Vos remarques, vos critiques, vos souhaits : nous les attendons avec plaisir ! N’hésitez à nous faire connaître autour de vous et discuter avec vos amis sur la cbox. Par exemple dès ce soir avec la soirée Champion's League.

Et rappelez-vous aussi que vous pouvez me contacter directement afin de faire découvrir un sport, raconter un évènement qui vous a marqué, ou faire un portrait d'un sportif perdu de vue par le biais d'un article qui pourrait être publié.

Par ailleurs, après la rencontre Paris SG - Strasbourg, un nouveau sondage apparaîtra. Auparavant vous êtes près de 64% à souhaiter la présence de Trezeguet dans la liste des 23. Raymond tu sais ce qu'il te reste à faire ...

Merci encore.

 

par SportAddict publié dans : Edito
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Mardi 1 avril 2008

 

 
























Ce soir les matchs d'Euroligue sont l'occasion de rappeler l'existence du basket français, encore une fois aux abonnés absents. Mais le basket intéresse-t-il encore en France ? S'interroger est suffisamment risible pour que SportAddict traite le contexte à ses lecteurs qui doivent l'ignorer. Joyeux 1er Avril ...


Alors que les joueurs grecs, espagnols, lituaniens ou italiens accumulent les minutes en Euroleague, nos joueurs français passent plus de la moitié du temps à faire briller le banc de la ligue américaine plutôt que le parquet. Excepté le chanteur desperate Tony Parker, les autres frenchies jouent moins de 25 minutes par match. Pire : les résultats des clubs de l'hexagone n'ont pas été plus reluisants cette année que les précédentes. Certes les écarts ne sont pas importants mais on reproche à nos minables clubs les mêmes carences qu'à Gasquet et notre sélection nationale, c’est-à-dire l’inefficacité durant la gestion des fins de match. Outre le manque de résultats tout le monde se fout de notre championnat de tocards qui se déroule dans l'anonymat. Ca vous rappelle rien ?

On invoque bien évidemment le manque de moyen de nos clubs par rapport aux mastodontes européens tels que le Pana, le Real, le Maccabi ou encore le CSKA. Mais au delà des moyens, le recrutement n’est pas à la hauteur des espérances. En effet, nos clubs préfèrent prendre européens de 3e plan plutôt que des joueurs français soi-disant trop chers. La Pro A se nivelle par le bas c'est évident. Mais le problème de recrutement qui découle du peu de moyens financiers provient également du manque de savoir faire de la ligue nationale.

Lucide,comme jamais, la ligue a accordé par le passé trois années d’Euroleague à un club comme Pau, à la dérive aujourd'hui. Par ailleurs comment expliquer que le premier de la saison régulière ne sera pas qualifié en Euroligue ? Enfin, déjà que la finale sur une seule manche est une absudité, mais l'idée de la réduire à quatre équipes serait un désastre sportif. Quant  son marketing il est tout simplement catastrophique. Suffit de jetter un coup d'oeil à son site Internet, pas de  Highlights ni de Top 10 pour chaque journée de championnat. Même Thiriez s'y connaît mieux en informatique.

La LNB a donc beaucoup d’efforts à faire pour améliorer l’image de marque du basket qui devait être le sport des années 2000. A commencer par faire venir des sponsors pour redevenir compétitifs.
par Thomas Bouteille publié dans : Basket
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