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Samedi 19 avril 2008

 


Le Stade Français s'apprête à vivre un tournant de son existence l'été prochain. On savait que le départ de nombreux de ses cadres sur le terrain l'y obligeait, mais celui programmé de son entraîneur - confirmé hier - devrait révolutionner le club de la capitale.


Alors que SportAddict cherche vainement à avoir des nouvelles de Sylviane Felix, la rumeur, elle, courait depuis presque trois semaines : Fabien Galthié pourrait quitter ses fonctions en fin de saison. Un bruit de couloir enfin officialisé par l'intéressé. Jeudi soir, déjà, l’ancien demi de mêlée et capitaine des Bleus aurait en effet annoncé à ses joueurs qu’il tirerait définitivement sa révérence à la fin de la saison.
A la tête des Stadistes depuis maintenant quatre ans, le protégé de Max Guazzini souhaiterait en effet passer à autre chose. Sous contrat jusqu’en 2009, Galthié aurait donc fait la demande à son président de ne pas mener son mandat à terme. Pas question pour autant de prendre définitivement le large avec le bateau parisien pour le technicien qui pourrait malgré tout être amené à occuper d’autres fonctions à Paris. Laissé vacant depuis le décès brutal de Thierry Gilardi le 26 mars dernier, le poste de vice-président du club devrait, à terme, lui revenir. Il laisserait derrière lui un bilan est plutôt positif dont titre en 2007 et deux finales perdues en 2005 (Championnat de France, Coupe d’Europe) en quatre ans passés à la tête du club parisien. Galthié quitte donc son poste la tête haute mais avec le regret de ne pas avoir pu offrir le titre européen (la Coupe Heineken chère à Cécillon).


Au niveau du coaching donc, le renouveau est total étant donné que l’entraîneur adjoint Fabrice Landreau quitte lui aussi ses fonctions et espérons le ses interviews le long de la touche... Mais n'est-ce pas un mal pour un bien ? Puisque cette année la saison du club a été moins réussie avec une élimination en poule de la Coupe d’Europe et une troisième place peu glorieuse en championnat loin derrière les impressionants clermontois et toulousains. Et il semble que le club parisien connaissaient déja à l’avance les désirs de départ de son entraîneur puisque les dirigeants stadistes avaient déja rencontrés en début de semaine,Ewen McKenzie,le coach des Waratahs qui a déja annoncé lui aussi partant de son club en fin de saison. L’ancien pilier de la selection australienne est donc la solution souhaitée pour le poste d’entraîneur afin de poursuivre le grand projet européen du president Guazzini. Il a une expérience du très haut niveau et déteste les calendriers, notamment en tant que joueur, pouvant servir Paris. Il se murmure également que "les anciens" Christophe Dominici et Stéphane Glas puissent enfin prendre leurs retraites et rejoindre l’effectif du club en s’occupant des lignes arrières. Le Stade Français a donc d’ores et déja commencé son renouveau tout en gardant dans son effectif des éléments ayant une connaissance du club et pouvant en transmettre les valeurs. De là à changer de maillot ce serait inespéré ! La volonté des dirigeants parisiens est de faire du club de la capitale un des grands clubs européen mais pour cela il est nécessaire de remporter la Coupe d’Europe. La mission du nouveau staff sera donc de réaliser dans un avenir proche ce qu’aucun autre staff parisien n’a réussi.

Pendant ce temps, les Mondiaux d'Escrime n'intéressent toujours pas tandis que les françaises sont devenues championne du monde par équipes en épée au détriment de la Chine (32-30) avec l'éternelle "guèpe". Et Maryse Ewange ?

 

par Thomas Bouteille publié dans : Rugby
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Vendredi 18 avril 2008






















Référence au
fameux virage maudit, cette catégorie recensera les sportifs dont la carrière s'est cassée la gueule à un instant précis. Premier volet avec "La Prune" :

A ses débuts, William Prunier était plus que banal. Il fait ses classes à L'AJA et s'installe petit à petit en D1. Avec son physique de ferrailleur adouci par un maillot floqué Poulet Duc de Bourgogne, La Prune est un stoppeur très difficile à passer - avec ou sans le ballon - bon de la tête et buteur à ses heures. C'est alors que dès 1992, il goûte au très haut niveau, auquel il n'est guère entraîné. Et l'écart entre le niveau national et international est moins mince que Guy Carlier. Or France-Brésil va enterrer le destin national de notre cher William. Il passe au travers et la France s'incline 2-0. Monsieur propre va être sévèrement égratigné dans la presse, objet de toutes les critiques il vivra très mal cette période et songera même à arrêter le foot.
A l’origine, un reportage de Téléfoot, puis les ricanements nigauds de Di Meco : "Je ne veux plus parler de ça, c’est oublié", confessera-t-il. Et de lancer : "Je me suis fait casser. J’en ai bavé durant deux ans, après ma blessure, pour revenir à mon meilleur niveau. Contre le Brésil, j’avais fait mon boulot, comme d’habitude, sans démériter. Et pourtant, j’en ai pris plein la gueule. Honnêtement, je pense avoir ma place dans le groupe France". Aussi modeste que réaliste avec ça !

Chauve souris

Son mental d'acier, ajouté à sa soif de titre et de reconnaissance vont le tirer de ce faux-pas, il quitte Auxerre pour l'OM en 1994. Dommage pour lui, il passera à côté des succès bourguignons et l'OM, déjà englué dans l'Affaire OM-VA, ne gagnera plus rien. Pas veinard. Après 1 an sur la cannebière, descendu en D2 en 1994, il va faire une pige chez les Girondins. Le succès n'est toujours pas là pour le candide stoppeur. Quand tout à coup l'improbable se produit ! Tandis que ses choix de carrières semblaient le conduire inéluctablement au Danemark - ce n'est que partie remise - Ferguson appelle Prunier pour un essai. Son pote de l'AJA, Eric the King, avait réussi son pari : corrompre le déjà vieil écossais. Une carrière à la Vincent Hardy, sans les dents longues, s'en suit. Son passage éclair relève du gag et Cantona s'en félicite encore. Après seulement deux semaines, l’ancien défenseur bordelais décide de mettre fin à son aventure trop intense à Manchester United, refusant les propositions de contrat à court terme que lui offre Sir Alex. Des avances jugées insuffisantes pour le natif de Montreuil. L'agent de Prunier louera il est vrai le statut indiscutable de son poulain "Il a été international, et avec plus de 350 matches en première division et 35 matches de Coupe d’Europe, ce n’est plus un stagiaire". Ainsi, Ferguson s'est fait ravallé son chewing-gum par cet arrière au jeu un peu frustre, au côté british mais pas bilingue pour un sterling. Gentleman, "La Prune" avancera des problèmes de compréhension avec ses équipiers. Déçu, notre autiste repart donc en France avec des stats grandiloquentes dignes des frères Soumah : 4 buts encaissés en 2 matchs ...

La bonne poire


Comme on le pressentait, William va errer en Europe : le Danemark, puis un crochet par l'Hérault avant de filer à Naples puis la Belgique. Homme de coeur c'est à Toulouse qu'il se posera en 1999, avec la fierté de subir les retombées médiatiques d'AZF. Malheureusement dès 2003 il sera écarté et ne pourra jamais poser sur la prestigieuse 
TFC Premium Tv ... Revault non plus. Son égo en prend un coup et il a eu du mal à trouver un nouveau challenge. Jamais à cours d'idées l'ancien auxerrois évoque la possibilité d'un acte prémédité à son encontre. "Avec l'expérience que j'ai, je crois que le coup qui m'a été porté était prémédité. Je le sentais venir. On n'enlève pas Prunier comme ça d'une équipe aussi jeune, alors que tout se passait bien. Ce qui est embêtant, c'est que je suis sorti par la petite porte. Mais peut-être qu'un jour, je reviendrai au TFC par la grande." Fidèle à sa loyauté sportive, il finira au Qatar, où il passe ses diplômes d'entraîneur. Il démissionnera de l'AS Cannes et claquera la porte tel qu'il l'avait fait face à Ferguson. Toujours avec la même lucidité. Finalement, ses deux semaines à Man.U (Champion d'Angleterre) lui auront apporté une ligne supplémentaire à son large palmarès. A savoir un titre de champion de D2 avec Toulouse en 20 ans de carrière. 
par Thomas Bouteille publié dans : Tamburello
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Jeudi 17 avril 2008

Cette fois SportAddict propose une récap' et vous fait revivre les faits marquants de ce début de mois d'Avril ! Voici notre panorama réduit en 3 évènements que nous jugeons les plus forts. N'hésitez pas à les recommenter ou suggérer un autre moment ...



Le passage de la flamme olympique à Paris





La banderole honteuse lors de la finale de Coupe de la Ligue.




La chevauchée de Walcott lors du match d'anthologie Liverpool - Arsenal.

par Thomas Bouteille publié dans : Vidéos
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Mercredi 16 avril 2008





























L'ancien champion olympique et recordman du monde du 100 m est cité dans une affaire de dopage. Bien sûr il nie.

Après Jones, Montgomery, Chambers, Gatlin et les autres, on part forcément avec un à priori. Le peu de crédibilité qui reste au sprint s’évapore définitivement avec les soupçons qui pèsent sur cette vedette de l'athlé. Passé à travers les mailles du système durant une décennie, Green peut très bien sortir blanchi de cette affaire. A l'image de Lance Armstrong, les doutes sont énormes, mais sans preuve, lui aussi pourra balancer sur Gérard Holtz dans un talkshow s'il s'en sort. Le profil de celui qui l’accuse, un ancien fournisseur de produits dopants qui essaie d’échapper lui-même à la justice en jouant les indics, est tout sauf reluisant, et ses révélations doivent donc être prises avec des pincettes. N’empêche… Maurice Greene, qui s’est toujours autoproclamé comme le « Monsieur Propre » de l’athlétisme américain, baigne aujourd’hui dans un parfum de scandale après des révélations du New York Times. Pourtant il n’a jamais été contrôlé positif au cours de sa carrière et vient d’être désigné "ambassadeur "par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF). Ca la fout mal.

Chili, con, carnet

L’ex-sprinteur, champion olympique (2000), du monde (1997, 1999, 2001) et ancien recordman du monde du 100 m serait donc impliqué dans une affaire de dopage et interrogé par les enquêteurs fédéraux américains. D’après le quotidien, Greene aurait été cité parmi une douzaine d’athlètes par Angel Guillermo Heredia, un ancien discobole mexicain et fournisseur de produits dopants. Celui là meme qui témoignera bientôt dans le procès qui attend Trevor Graham, l’ancien entraîneur de Marion Jones, Tim Montgomery et Justin Gatlin, notamment. Heredia prétend avoir eu Greene comme "client" au même titre que d’autres sportifs, ayant récolté ensemble 26 médailles olympiques et 21 médailles mondiales, dont il avait accès au dossier médical et à qui il suggérait des régimes dopants. Beau palmarès ! Parmi lesquels, également, Jones, aujourd’hui en prison pour parjure dans le cadre de l’affaire Balco… Heredia affirme que Greene lui aurait payé environ 40.000 dollars pour être fourni en stéroïdes, stimulants, insuline et EPO en 2003 et 2004 pour revenir à un niveau qu’il avait perdu depuis 2002.

Thierry de Naïf

Le New York Times dit avoir vu les preuves d’un virement de 10.000 dollars de Greene à Heredia. Mais l'ex-sprinter, officiellement retraité depuis février, a démenti être lié d’une manière ou l’autre à un scandale de dopage mais reconnaît se retrouver « dans une situation très embarrassante. Mon nom a été évoqué dans une affaire et il n’y a rien de vrai ». Greene admet quand même avoir rencontré Heredia, « comme beaucoup d’autres personnes qui voulaient me faire essayer l’une ou l’autre substance. Je lui ai dit que je ne croyais pas en ses produits et je n’ai jamais rien pris. J’ai toujours dit qu’il n’y avait pas de place pour les dopés dans notre sport ». Il n’a pu cependant démentir l’existence du virement. Il l’a expliqué malicieusement par sa générosité car il lui arrivait de payer, sans savoir de quoi il s’agissait. « Notre groupe était très soudé et il m’arrivait de payer sans poser de questions ; je l’ai fait plusieurs fois. ». Une argumentation pour le moins farfelue qu’il compte bien étayer dans les prochains jours à l’aide de ses avocats. Un nom de plus à une liste déjà trop longue ...
par Thomas Bouteille publié dans : Athlétisme
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Mardi 15 avril 2008















Il y a à peine dix ans, le FC Metz ratait le titre de champion pour quelques buts seulement. C’était l’époque des Pires, Meyrieu et autres Blanchard. Pouget n'était déjà plus là. Aujourd'hui ses supporters doivent s'en remettre aux insultes racistes pour exister.

Qu’il est loin le 9 mai 1998 ou devant 17952 spectateurs, Le FC Metz reçoit l'Olympique Lyonnais pour un titre de champion de France de première division. Mais à cette époque ce sont les lorrains qui luttent en tête du tableau. La bande à Basile : Kastendeuch, M'Boma, Letizi, ou Boffin réalisaient une saison irrésistible, ponctuée de chenilles, pour un club de cette envergure. Orphelin du futur JPP selon Mathoux, Robert Pirès jouera seul son Tonton flingueur durant une belle saison qui l'enverra muscler son jeu à Clairefontaine. Et Bruno Rodriguez commençait à placer ses frappes quand il n'était pas hué. Tout ça sous la houlette du cadavérique Joel Muller. Seulement Lens et Daniel l'eau claire coifferont Phillippe Gaillot au poteau à la différence de buts ! La crinière de Vairelles et les montées de Lachor eurent finalement raison du mental de Serredszum. Depuis, le club a bien du mal à retrouver les sommets. Comment est il possible que 4 ans plus tard, le FC Metz débute la Ligue 2 dans le même anonymat que Patrick Dils venait de quitter ? Une première relégation en 2002 suivie d’une remontée immédiate. En passant ironiquement par une élimination en tour préliminaire de Coupe d'Europe face à des finlandais hilares. Puis, encore des effets d'ascenseur qui font dire qu’une saison en Ligue 2 ne pourra faire que du bien au club. Néanmoins il y a certains éléments d’explications. Le jubilé raté de Kastendeuch, les cadres de l’époque qui ne se sont pas investis comme il fallait, voire la surdité de Molinari ... Ajouté à cela un recrutement plus qu’hasardeux, au lieu de faire confiance au centre de formation et vous obtenez des saisons bidons.

Faites entrer l'acte usé

Le légendaire président n'en est pas moins un mauvais gestionnaire. Il en ferait rire plus d'un avec ses choix aussi bancals que la dentition de Gascoigne. Certes le come-back de Müller et le stage du Cartier sensible, noieront encore davantage le club. Ce dernier fera d'ailleurs signer des prolongations de contrats très juteux à Meyrieu ou Baticle qui scelleront le début des problèmes financiers du club. Mais le plus grave réside sportivement avec l'effectif messin. Transfert de Saha à Fulham car il n’entre pas dans les plans de Joël Muller qui lui préfère Jager jugé plus "satisfaction". Nenad Jestrovic qui joue à Anderlecht n’était pas assez bon non plus malgré ses stats remarquables par la suite... Gilbert Gress aura beau conforter Leca en milieu de terrain et lancer Adebayor, Niang et Signorino, relayé ensuite par J.Fernandez, Molinari accumule les erreurs de recrutement. Régis, Gousset, Arambasic, Lukic, Skantchenko, Rizzetto, Asuar, Padovano ou encore Sané sont des échecs cuisants sans parler des arrivées sous forme de prêt de Moreau ou Job. L’affaire des Faux Passeports avec Faryd Mondragon prêté à Galatasaray se chargera de couler Metz, tout près de son voisin Strasbourg. Encore cette année, les deux clubs ne remontent pas à la surface, à l'instar des camarades de jeu d'Heaulme. Reste que les lorrains auraient besoin de changer de fonctionnement pour retrouver leur glorieux passé. Or, désormais jouer à Saint-Symphorien est devenu pénible, et c'est en partie à cause du public.

L’UEFA a annoncé le lancement du projet «Tous contre le racisme» lors du prochain Championnat d’Europe en Suisse et en Autriche (7 au 29 juin). C'est toujours ça.

par Thomas Bouteille publié dans : L'oeil Dans Le Rétro
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Lundi 14 avril 2008
 

 

 












L'espoir né de la solide victoire en double de la paire Arnaud Clément et Michaël Llodra, samedi, s'est aussitôt éteint avec les simples d'hier qui ont envoyé les Etats-Unis (4-1) en demi-finale de la Coupe Davis. Tenants du titre, ils affronteront l'Espagne en demi-finale alors que la Russie défiera l'Argentine. Le verra-t-on sur Direct 8 ?

Alors que les tricolores ne devaient pas perdre, le suspens a été totalement inexistant en Caroline du Nord, tant les USA ont  dominé. Paul-Henri Mathieu n'a pas fait le poids lors du troisième simple. Le Strasbourgeois s'est lourdement incliné face à Andy Roddick (6-2, 6-3, 6-2) concédant ainsi le troisième point décisif.  Visiblement pas remis de sa défaite de vendredi contre James Blake après avoir obtenu deux balles de match, Mathieu a rapidement sombré en 1 h 37, concédant cinq breaks sans jamais obtenir une seule opportunité de prendre la mise en jeu de son adversaire. D'ailleurs Guy le bronzé avait hésité jusqu'à samedi soir entre faire jouer Richard Gasquet ou lui. Et le choix s'est finalement porté sur Mathieu. "J'ai pris la décision samedi soir après des discussions avec Paulo et Richard. Paulo m'a dit qu'il se sentait bien, qu'il avait envie d'y aller. Richard m'a dit qu'il était prêt à jouer le second match mais pas le premier," a expliqué le capitaine. Reste que la France n'a plus atteint le stade des demi-finales depuis 2004. Des regrets pour un groupe privé cette année de ses meilleurs éléments.

Richard 1er

Richard Gasquet, qui ne voulait pas affronter Roddick selon ces révélations, a perdu le dernier match, pour l'honneur, en trois sets (6-7, 6-4, 6-4) contre James Blake qui, à l'instar de son ami, a gagné ses deux simples. Ecarté à cause de sa méforme et d'ampoules à la main : le leader français a semblé ailleurs pendant ce week-end et peu concerné par le sort de son équipe. Impassible, rarement debout ou applaudissant, figé sur sa chaise, bâillant aux corneilles, le Biterrois était absent. Il a passé son temps à envoyer des textos pendant que ces petits camarades suaient sur le court. Gasquet a même manqué la balle de match du double, remportée par Arnaud Clément et Michaël Llodra. Mais ses explications n'ont convaincu personne. Comment justifier d'être prêt à jouer le deuxième match de dimanche... et pas le premier pourtant décisif ? C'est donc Paul-Henri Mathieu qui a pris ses responsabilités et qui a finalement sombré face à Roddick. Dindon de la farce ? "Apparemment Guy (Forget) n'avait pas le choix", a lancé Mathieu, qui repart de Caroline du Nord avec deux revers, différents mais tout aussi cruels. Donc pour Forget il n'y a pas de problème Gasquet. Il faudra attendre l'année prochaine pour voir si les doutes autour de l'implication du N°1 tricolore en Coupe Davis se seront dissipés.
Et ses ampoules aussi tant qu'à faire !

par Thomas Bouteille publié dans : Tennis
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Dimanche 13 avril 2008
 

















La fraîche nomination de Wagneau Eloi à la direction de l’équipe nationale d’Haïti ( 97e au classement de la FIFA ) mardi, avec pour objectif de qualifier la sélection antillaise pour le Mondial 2010, nous rappelle au bon souvenir des faux blondinets.

Gardien


José Santiago Canizares (Espagne):
Eternel second de la sélection ibérique, l’expulsion de Zubizarreta lui permet de jouer un match de CDM en 94 ! Titulaire avant le mondial 2002, le portier de Valence se sectionne un tendon en réceptionnant une bouteille de parfum. Même Dénériaz n’aurait pas eu telle poisse. Barré par Casillas dans le pays et écarté de son club par Koeman, il a le profil type pour évoluer à Villaréal…Il peut toutefois se vanter d’avoir remporté quatre fois le Trophée Zamora.


Défenseurs


Taribo West (Nigéria):
Ses cheveux verts et sa fidélité à son pays comme Yvan Müller au Trophée Andros l’auront trahi au fil des ans à cause une technique défectueuse enviée par son compatriote Taïwo. Aujourd’hui il traîne ses vieilles guiboles sur tous les terrains du monde : de Serbie en Iran en passant par le Qatar, à l’instar de Goma et Pierre-Fanfan.


Bakary Sagna (France):
Wenger ne (Bob) tarit pas d’éloge sur lui et Domenech le place derrière Clerc dans sa hiérarchie merdique. Une injustice des plus flagrante depuis l’éviction de Raoux du staff de Forget. Pourtant c’est connu, Raymond n’aime pas plus les italiens que les spaghettis…


Dennis Rodman (USA):
Le mauvais goût semble une affaire de joueurs de foot. Un scandale dont est exempt le grand défenseur de NBA, pas avare en décoloration et en garde à vue. Seule ombre au tableau il n’a jamais suivi la mode Eddie Capron.


Milieux


Paul Gascoigne (Angleterre):
Un Euro 96 magique et un coup du sombrero, c’est ce qu’on retiendra de ce gros génie. Trop fantasque, sa carrière fut gâchée par la boisson, un point commun avec Thierry Bourguignon pour le coup.


Hidetoshi Nakata (Japon):
Star dans son pays depuis des JO 96 remarquables, le nippon a déçu au plus haut niveau. Il se noiera de clubs en prêts en Italie avec le mérite de côtoyer Meghni sur le banc quand même.


Augustine « Jay Jay » Okocha (Nigéria):
Que dire de ce créateur hors pair, hormis que des gestes techniques portent son nom… Ah oui ça reste à ce jour la seule bonne idée de Biétry quand il l’a recruté au PSG ! C’est pas rien.


Ibrahim Ba (France):
Cet ailier, sûrement le meilleur du monde en 96, est passé à côté d’une carrière énorme. La faute à Jacquet qui a préféré Diomède. Globe-trotter de Turquie en Suède, il se plaît encore à sillonner les tribunes de San Siro aux côtés du petit Gourcuff.


Attaquants


Dario Silva (Uruguay):
Son homonymie avec Tony le poussera à arrêter sa carrière sur un malentendu. Amputé de sa jambe droite il veut se consacrer à la rame en vue des JO 2012. Vahirua avait déjà suggéré cette hypothèse quand il était bon…


Sylvain Wiltord (France):
Son départ à Rennes, la période cheveux roux, ses frasques nocturnes et la pub Danette suffisent largement à le faire figurer dans notre onze titulaire.


Djibril Cissé (France):
Star de notre équipe, il a poussé le bouchon encore plus loin en se teignant même la barbe. Les suspensions et les blessures le contraigne à louper les grandes compèt’ internationales. Un tel sens du hors-jeu et une explosivité chère à Piasenta, en font un cadre des A’. Revenu presque à son meilleur niveau, Trezeguet guette la rechute de Djib’.


 

par Thomas Bouteille publié dans : Communautés Crétines
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Samedi 12 avril 2008























Diffusée sur France 4 après le judo et avant Jag, la Coupe Davis est reléguée au second plan en France au même titre que la Coupe UEFA. Mais étant donné nos résultats dans ces compétitions, c'est peut-être une bonne chose ... A quand l'Euroligue sur Direct 8 ?


"Cela se jouera au mental", avait prédit Paul-Henri Mathieu. Bien lui en a pris avant de nous refaire le remake de Youzny au 5e set en 2002. Après 3h49' d'un combat intense, plus créatif et plus offensif, James Blake a quasi-ruiné nos chances de qualification. Désormais la France est en grande difficulté dans son quart de finale contre les Etats-Unis, tenants du titre, après les deux premiers simples de très haut niveau perdus hier à Winston-Salem. "On n'est pas encore mort !", a lâché Guy le bronzé, le capitaine des Bleus en quittant la conférence de presse qui a conclu la première journée en Caroline du Nord. Certes, néanmoins les funérailles ne sont que partie remise. Car après les succès d'Andy Roddick sur Michaël Llodra (6-4, 7-6, 7-6) puis de James Blake sur Paul-Henri Mathieu (7-6, 6-7, 6-3, 3-6, 7-5), la situation est vraiment compromise, même si Mathieu et Llodra ont parfaitement suppléé Gasquet, handicapé par une ampoule et des résultats médiocres, et Jo-Wilfried Tsonga, blessé et forfait. Pourtant il s'en est fallu de si peu pour que les deux équipes se séparent sur un score de parité.

A un ch'veu

Dans la seconde rencontre, Mathieu, largement au niveau de sa 12e place mondiale, a eu deux balles de match en servant à 5 jeux à 4 dans la cinquième manche et 40-15. Et malgré deux bonnes premières balles de service, "PHM" a été victime de prises de risque payantes de Blake sur les retours et de son propre fléchissement au moment où le N.8 mondial est parvenu à rester dans la rencontre.
Revenu à 5 partout et poussé par les 10.000 supporteurs, Blake a repris le dessus pour s'imposer sur sa seconde opportunité. Décevant pour le Strasbourgeois, poussé par toute l'équipe de France, à l'exception notable de Gasquet, qui ne paraissait pas toujours concerné par le spectacle.

Service maximum

Plus tôt, Llodra a lui aussi livré une excellente copie mais insuffisante face au N°6 mondial. Pour la première titularisation de sa carrière en simple dans cette compétition, où il joue habituellement le double, Llodra a fait ce que l'on attendait de lui. Adepte du service-volée, jeu qui a lui a valu deux titres cette année (Adelaïde et Rotterdam), il s'est totalement investi dans la bagarre des services sur cette surface ultra-rapide. Néanmoins le Français est tombé sur le
bras-catapulte de Roddick, décochant 30 aces et 16 services gagnants, soit 40% du total de ses points gagnés.
A 19h30, Llodra et Clément auront la tache de garder les Tricolores en vie avec un double contre les jumeaux Bob et Mike Bryan. Leur espoir réside dans le souvenir de leur victoire sur les N°1 mondiaux de la spécialité en finale de Wimbledon. Avant de retrouver l'Espagne (en 1/2) sûrement, qui mène 2 à 0 face aux Allemands. Pour être au rendez-vous : il faudra trois exploits.

par Thomas Bouteille publié dans : Tennis
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Vendredi 11 avril 2008

                                                                                                                                                                                                             
En attendant la désillusion en Coupe Davis, voici un résumé de la 1ère journée des Championnats d'Europe de Judo. Réjouissez-vous déjà que SportAddict témoigne de cette compétition qui se déroule dans le même anonymat que Michel Dhrey à France TV ...

Avec deux médailles dans son escarcelle, la France a débuté timidement les Championnats d'Europe et vécu une première journée frustrante. Frédérique Jossinet a manqué le titre deux autres Tricolores ont échoué au pied du podium, à Lisbonne. Autant dire que le moral n'et pas au beau fixe pour nos athlètes. Vice-championne olympique en 2004, Jossinet (-48 kg) n'a plus remporté le titre continental depuis 2002. Comme boostée par le fait qu'elle n'ait pu porter longtemps la flamme olympique : c'est très déterminée qu'elle a abordé l'édition portugaise pour laquelle seuls quatorze judokas étaient en lice. Après deux premiers combats sans soucis remportés sur ippon, Jossinet s'est à nouveau frottée à la très physique Roumaine Alina Dumitru, quadruple championne d'Europe, dont elle pourrait largement se défaire mais qui, à l'image des ampoules de Gasquet, lui pose pourtant chaque fois problème. Et en  finale, Jossinet n'a pas réussi à franchir l'obstacle roumain, contrariée également par un arbitrage difficilement compréhensible, derrière lequel les judokas français ont souvent la fâcheuse habitude de se cacher ... Sauf l'ami Douillet, trop massif et tellement fair-play.

Tchèque-up

Sans certitude avant la compétition, Sébastien Berthelot (-66 kg) bénéficie désormais d'un net avantage sur Benjamin Darbelet pour la sélection olympique. Puisqu'après avoir disputé ses combats avec hargne, il croiera au titre, avant d'échouer en match de classement pour la troisième place contre le Portugais Pedro Dias. Quant à Barbara Harel (-57 kg), venue le couteau entre les dents, elle a pris sa revanche sur l'année dernière où elle avait été la seule fille à ne pas ramener de médaille. Après avoir été battue en demi-finales contre l'inoxydable espagnole Isabel Fernandez, championne olympique en 2000 et quintuple championne d'Europe qui s'est inclinée en finale contre l'Autrichienne Sabrina Filzmoser, Harel s'est défaite en cinq secondes de la Serbe Radmila Perisic. Trois fois moins de temps que Ronald Pognon sur un 100m donc. Enfin, médaillée d'argent en 2007, Audrey La Rizza (-52 kg) a peiné à expliquer sa défaite en match de classement pour la troisième place contre la Slovaque Petra Nareks. A la fois envahie par la déception et la honte. On la comprend, les tennismen français avaient le même goût amer lorsqu'ils chutaient face à Hrbaty et son horrible polo rouge.

Ce week-end c'est par l'unique biais de notre "Paulo" que la France pourra résister aux USA. Pas sûr que ce soit suffisant pour éviter ce vilain arrière goût amer(icain) en cas de défaite.
par Thomas Bouteille publié dans : Judo
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Jeudi 10 avril 2008


                                                                                                                                                         

Les années se suivent et se ressemblent, tant en Coupe d'Europe qu'en championnat. L'hégémonie anglaise s'affirme plus que jamais au sommet de l'Europe. Et Lens ?

"Un, dos, tres", fredonnait Ricky Martin comme pour mieux s'en souvenir. L'homonyme ibérique de Patrice peut au moins se targuer d'avoir encore une équipe pour contester la suprématie des rosbeefs. Barcelone : qualifié difficilement malgré le score (0-1; 0-1) aux dépens de Schalke 04, jouera toute sa saison lors d'une 1/2 finale excitante face à Manchester. Le souci c'est que Crujff renie le 4-4-2 davantage que son fils, c'est dire, donc les Blaugranas sont condamnés à jouer moyennement dans l'éternel système du 4-3-3 inefficace sans Messi. Et Rijkaard, désavoué par le public et certains joueurs, aura bien du mal à contrarier son ainé hollandais. Or, au prochain tour ça ne passera pas si ses joueurs délivrent la même prestation. Surtout que Manchester a fait le métier hier face à la Roma, avec une équipe B où Silvestre évoluait à gauche. Un but du redoutable Tevez contre de pâles italiens et les Mancuniens confirment leur place dans le dernier carré tel que nous l'avions déjà supposé. La Roma peut s'en vouloir d'avoir loupé un penalty, De Rossi est décidément meilleur boxeur que frappeur. Soirée cauchemar pour lui au "Théâtre des Rêves". Quant à Mexes, il a été bon, mais ses compatriotes en défense centrale Gallas et Thuram n'ont pas été ridicule non plus. Peut-être tonton Raymond prendra-t-il les trois à l'Euro ...

Michel Anfield

Liverpool - Arsenal est rentré dans l'histoire de la Champion's League. Dimanche, beaucoup s'extasiaient du choc Marseille - Lyon. Désormais on se souvient autant de celui-ci que l'ensemble des films de Max Pecas. Parce qu'au delà du scénario, le jeu des protagonistes à Anfield nous a rappelé que nos équipes hexagonales jouent mal la comédie. En outre, l'expérience des Reds a fait la différence par-rapport à des Londoniens émérites. De ce duel, on ne retiendra pas le score flatteur (4-2), mais le spectacle extraordinaire offert mardi soir. Notamment la chevauchée "maradonesque" de Walcott, conclue par le but d'Adebayor, qui contribue à la légende de ce match. Après dans la minute qui suivit, pénalty ou pas, on s'en tape, c'était discutable mais les joueurs n'ont pas plus discutés que ça. Autre contraste avec la Ligue 1 ... Ainsi, comme la cheville d'Edouardo, Arsenal s'en retourne à ce qui lui reste, pas grand chose : certainement la 3e place en Premier League. Frustrant pour cette équipe qui développe le jeu le plus agréable en Europe mais qui manque cruellement d'efficacité offensive. Wenger songeait même à reprendre le FC Nantes sous le coup de la déception ! En demi-finale, Liverpool affrontera Chelsea, pour la revanche de l'an dernier. SportAddict avait osé casser le fantasme de ses lecteurs en pariant sur la qualif' des Blues sur Fenerbahçe, et sans se vanter ils l'ont fait. Espérons que ce ne soit pas ennuyant, à l'image de la plupart de leurs confrontations.
Sinon, Saint-Etienne est 5e, on s'en fout, Sochaux le sera bientôt si ça se trouve.
par Thomas Bouteille publié dans : Football
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