Vendredi 16 avril 2010
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Suite de
notre dossier Plus Belle la Vie. A peine sorti de la puberté, Arnaud Cormier a définitivement enterré les chances de titre girondine. Et à Bonal, c'est M'Bia qui régale : on vous avait
prévenu.
Parce que physiquement au-dessus
Ce qui nous impressionne en ce moment, c'est la différence physique entre l'OM et ses adversaires. Que ce soit au niveau de l'impact ou de l'endurance. Les
Marseillais remportent quasiment tous leurs duels. L'équipe marseillaise agit comme un rouleau compresseur qui s'intensifie au fil des minutes. Comme en finale de Coupe de la Ligue où elle avait
étouffé de bout en bout l'équipe bordelaise. Constamment en mouvement, on a également l'impression que les Marseillais pourraient jouer une mi-temps supplémentaire. La Desch', qui a subi les
préparations estivales italiennes, n'y est certainement pas étranger. On se souvient aussi qu'en fin de saison dernière, c'est ce qui avait fait la force de Bordeaux.
Choix cruciaux et facteur chance
Imposer M'Bia en défense central s'est avéré brillant. Mais c'est bien suite à la blessure heureuse d'Heinze que ce dernier s'y est installé. De même l'éviction de
Pape Diouf ou la mort de Dreyfus n'ont pas pesé sur le sportif à proprement parler. Enfin, être nul en C1 et boycotter implicitement l'Europa League a permis d'alléger considérablement la
calendrier olympien. Personne n'a crié au scandale et pourtant la Desch' a volontairement négligé la Coupe d'Europe. Si le Réal, Milan et Benfica étaient trop forts pourquoi ont-ils tous été
éliminés au tour suivant ? Sacré Didier.
Deschamps, l'homme de la situation
On a souvent raillé la faculté de l'OM a craquer dans les grands évènements. On parlait même de poisse. 17 ans d'attente. Un même homme qui soulevait la Coupe des
Clubs Champions. Ce Deschamps là est l'homme providentiel, idéal pour conquérir un 9e titre national. Terminées les rancoeurs des footix de la Canebière après le départ de Gerets. Si incompétent
soit-il le Belge était adoré en ayant rien gagné. Aujourd'hui la Desch' a largement éclipsé le mercenaire à la vilaine barbe de trois jours qui le précédait. Qui pouvait en douter ?
Faible adversité
Ne nous y trompons pas. Cet OM là est loin d'être le plus fort de la décennie (tel Lyon en Ligue des Champions). Plus équilibré et mieux dirigé que l'an passé,
Marseille devra surtout son sacre à la faiblesse du championnat. Bordeaux craque dans les moments décisifs (visiblement un Diawara vaut mieux que deux Ciani), l'OL a la tête en Champion's League,
le Barça du Nord paye son début de saison. En gros quand on a Auxerre et Montpellier à la lutte pour le podium, on peut se laisser aller à des poutous avec Margarita dans la tribune
présidentielle.
Un calendrier favorable
Cette semaine, l'équipe olympienne, qui ne s'était plus déplacée en championnat depuis un mois et une sortie à Toulouse (1-1), va évoluer à l'extérieur à deux
reprises coup sur coup. Il est toujours moins évident d'engranger des points loin de ses bases, mais les routes menant à Sochaux ce soir (NDLR : 0-1) et Boulogne, dimanche, ne sont vraiment pas
les plus tortueuses du championnat de France. L'OM peut miser sur cette opportunité d'affronter des tocards. Avec treize points d'avance sur le premier relégable, la formation doubiste a
l'assurance de garder sa place en élite et on peut penser qu'elle n'aura pas l'appétit et la motivation suffisante pour prendre plus d'un point. Francis Gillot et son ambition légendaire n'y sont
bien sûr pas étrangers. L'équipe boulonnaise peut les avoir, elle, mais ses dernières prestations (deux défaites 3-0 à Paris et à Lens, un nul à domicile devant Toulouse) sont plutôt celles d'un
groupe au bout du rouleau. Une formation qui va se calfeutrer dans son camp durant 1h30 pour finalement céder. Ce principe a permis à l'OM de faire un carton plein devant Lens (1-0), Sochaux
(3-0) et Nice. Ensuite ce sera St-Etienne, Auxerre, Rennes, Lille puis conclure face à Grenoble... Tous les voyants sont bien au vert qu'on se le dise.
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